Le SPVM est prêt pour le Grand Prix
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est sur le pied de guerre alors que débute officiellement vendredi le Grand Prix du Canada.
La journée de jeudi a débuté avec une opération policière où une dizaine de personnes ont été perquisitionnées et arrêtées, dont la fille du coporte-parole de Québec Solidaire, Amir Khadir.
Cette frappe, à la veille du Grand Prix, n’est qu’une coïncidence, selon Marc Parent, le directeur du SPVM,
«Les différentes enquêtes se font en fonction des preuves qu’on accumule, a affirmé M. Parent. Il y a une question de menaces ou d’éléments qui sortent à la suite de dénonciation. C’est donc en vertu de différents critères que l’on exécute nos mandats de perquisition.»
Les arrestations de jeudi matin sont en lien avec les bombes fumigène lancées dans le métro en mai dernier ainsi qu’avec les actes de vandalisme dont certains avaient été commis en avril dans le bureau de circonscription de Line Beauchamp, alors qu’elle était ministre de l’Éducation.
Selon le SPVM, ces arrestations ne constituent en rien une opération de communication servant à envoyer un message fort. Sur Twitter, le journaliste de Radio-Canada, Pierre Duchesne, a écrit que les médias avaient été mis au courant de l’opération policière. Les images de Yalda Machouf-Khadir, la fille de M. Khadir, menottée à son domicile ont rapidement fait le tour des médias.
M. Parent a rappelé que l’objectif de leurs interventions est de mettre fin aux actes criminels qui ont été commis dans les derniers mois, dans le contexte du conflit étudiant.
«Lorsque des actes criminels sont commis, c’est certain qu’on va enquêter et que des accusations vont être déposées, a ajouté le chef du SPVM. Des gestes violents ou qui ont perturbé de façon importante la fluidité du trafic et du métro de Montréal ont été commis. Il faut intervenir dans ces situations. On ne peut pas tolérer ça.»
Quant aux festivités entourant spécifiquement le Grand Prix, le SPVM a affirmé avoir pris les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des gens. Une forte présence policière sera déployée. Les manifestations continueront d’être tolérées, a affirmé M. Parent, tant qu’aucun acte criminel n’est commis ou que la sécurité des citoyens n’est pas en péril.
M. Parent n’a pas voulu révéler les stratégies particulières qu’allaient employer le SPVM dans le métro de Montréal au cours du week-end. «C’est clair que vous allez voir un nombre important de policiers compte tenu du contexte et du climat», a toutefois précisé M. Parent. Le SPVM travaille en collaboration avec la Sureté du Québec et les corps de police de Laval et de Longueuil.
Quant à savoir si les usagers du métro pourraient subir des fouilles, M. Parent a répondu que leur défi est d’assurer la fluidité de la circulation. Il a ajouté que la présence policière devrait rassurer les gens.
Manifestations ou actes de perturbation prévus au cours du week-end du Grand Prix
- L’Association facultaire étudiante des arts de l’UQAM organise une « maNUfestation », où les participants sont invités à manifester nus, le soir du 7 juin.
- La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal), un mouvement radical, organise une action de perturbation du cocktail d’ouverture du Grand Prix le 7 juin.
- Manifestation à Montréal, le 8 juin, contre la Formule 1 et pour la grève sociale. L’événement est aussi organisé par solidarité avec la population de Bahreïn, qui avait manifesté en avril pour la démocratie et l’annulation du Grand Prix de Bahreïn.
- Manifestation et actes de perturbation, le 9 juin, devant l’hôtel Sheraton, contre les clients de l’industrie du sexe, dans le cadre du Grand Prix, à l’appel des féministes radicales montréalaises.
- Une action de perturbation est prévue le 10 juin au matin sur le quai de la ligne jaune du métro Berri-UQAM.