Montréal

Le futur centre animalier montréalais attendu finalement en 2019

L'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro ne dispose pas de programme de capture et stérilisation des chats pour le moment. Photo: Archives/TC Media

Promis depuis 2011, le futur centre de services animaliers de Montréal ne devrait finalement pas voir le jour avant 2019, a appris Métro.

Un conflit juridique oppose actuellement le propriétaire d’une friche industrielle pour laquelle l’administration municipale avait émis un avis d’expropriation. Ce terrain vacant serait situé devant ce centre animalier et servirait de bassin de rétention, selon les informations obtenues par Métro.

Ce projet de fourrière municipale, qui permettra de remplacer les services du Berger Blanc et de la SPCA actuellement sous contrat avec la Ville, a connu quelques reports.

À l’origine, le parc Angrignon avait été choisi par l’administration municipale précédente pour accueillir le centre animalier, mais ce dernier se trouvera finalement au 9050 boulevard Pie-IX, à l’angle de la 45e rue, dans l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Pour pallier ce nouveau retard attribuable à des démêlés juridiques, la Ville a même proposé des ententes de 29 mois, avec des options de renouvellement, dans le cadre d’un appel d’offres lancé le 20 février afin de trouver un fournisseur en contrôle animalier dans 12 arrondissements. Ces derniers ont néanmoins rejeté les propositions présentées, afin de trouver, pour la plupart, un nouvel accord avec la SPCA.

12 000 animaux hébergés
Ce centre animalier pourra accueillir annuellement de 12 000 animaux, selon les informations indiquées dans un document destiné aux élus qui sera présenté le 4 avril au prochain conseil d’arrondissement. Initialement, une capacité d’accueil de 14 000 bêtes avait été avancée.

L’adoption, le dépôt d’animaux abandonnés, les soins vétérinaires, la stérilisation et le micropuçage y seront proposés. Une section dédiée à l’euthanasie des animaux sera également créée afin de pouvoir notamment se plier au nouveau règlement de la Ville, qui interdit désormais la présence de nouveaux pitbulls et chiens jugés dangereux sur son territoire.

A l’extérieur, des cages seront aménagées et un mur antibruit sera construit à l’arrière du terrain. Des panneaux solaires et deux toits végétalisés seront également installés sur une partie du bâtiment.

Sur le site, plusieurs aménagements paysagers sont prévus, avec notamment la plantation de plus de 200 arbres. Le document de la Ville précise néanmoins que «de nombreux arbres devront être abattus pour la construction».

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