Notre-Dame-de-Grâce se relève au lendemain de la tempête
Au lendemain de la micro-rafale qui a causé des ravages dans plusieurs régions du Québec, des citoyens de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce ont fait preuve de résilience mercredi pour faire face à la désolation environnante.
Au parc Notre-Dame-de-Grâce, situé à l’angle de la rue Sherbrooke Ouest et de l’avenue Girouard, des policiers ont délimité un périmètre de sécurité et plusieurs voitures de police, gyrophares allumés, ont été aperçues par Métro autour du parc. Derrière les délimitations entourant l’espace vert, des employés municipaux s’affairaient en après-midi à couper les nombreux arbres abimés et à les broyer en copeaux de bois. Des citoyens curieux prenaient des photos alors que des scies à chaîne semblaient fonctionner en continu.
«La désolation dans le parc Notre-Dame-de-Grâce est à briser le coeur», a lancé à Métro le maire de l’arrondissement, Russel Copeman. Triste de voir qu’autant d’«arbres sur le domaine ont été touchés», Russel Copeman a soutenu qu’un plan de reboisement sera mis en place. «Mais des arbres centenaires, c’est irremplaçable», a-t-il ajouté avant de qualifier de «miracle» le fait qu’il n’y ait eu aucun mort causé par cette catastrophe naturelle.
«On veut retrouver un semblant de vie normale» -Russel Copeman, maire de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce
Rencontrés par Métro, plusieurs citoyens de l’avenue d’Oxford ont déploré les ravages causés par cet orage violent. «Je n’étais pas là [quand la tempête a eu lieu]. Je suis arrivé et j’ai constaté ça», a déclaré Sylvie, qui a voulu taire son nom de famille, en pointant en direction de sa cour arrière, où se trouvait un énorme arbre brisé par les rafales de mardi. Marie, qui «n’a plus de clôture» depuis l’événement, espère quant à elle que ses assurances lui permettront d’enlever les arbres qui sont tombés dans sa cour arrière. «Je veux juste que le processus s’enclenche», a-t-elle déclaré.
Le propriétaire d’un immeuble grandement abimé, qui a préféré garder l’anonymat, a été rencontré par Métro dans sa cour arrière alors que des employés coupaient en morceaux un arbre gigantesque qui a laissé des branches sur le toit du bâtiment. L’arbre a par ailleurs été attaché avec des câbles pour éviter que celui-ci n’«entre dans l’immeuble ou dans la fenêtre», a-t-il expliqué. «Je suis chanceux. Je suis pas mal sûr que tout va être remboursé par mes assurances», a-t-il déclaré.
Dégager les rues
Malgré les efforts de la municipalité pour «dégager les rues» des arbres et des débris, le maire a reconnu que l’ampleur des dommages dépassait ses capacités, alors que «jusqu’à 25 tronçons de rue ont été fermés hier». Les débris ayant été dégagés des rues pourraient demeurer sur les trottoirs pendant «quelques semaines», a-t-il indiqué.
Plusieurs citoyens ont d’ailleurs salué le travail réalisé par les employés municipaux dans les heures qui ont suivi l’orage. «Ça fait à peine 24 heures et déjà il y a des équipes partout qui travaille de façon coordonnée», a affirmé Robert, un résidant du quartier. D’autres citoyens se sont quant à eux réjouis de voir que les équipes d’Hydro-Québec s’activaient à rétablir le courant électrique. À 18 h 00, mercredi, un peu plus de 6400 foyers étaient privés d’électricité. «Ce matin, il y en avait 15 000», a indiqué Mathieu Rouy, conseiller en affaires publiques et médias pour la société d’État, précisant que «tout le filage électrique qui a été endommagé [sera] récupéré par Hydro-Québec» par mesure de sécurité.





