Montréal

Valérie Plante prend la tête de la course à la mairie, d’après un nouveau sondage

Valérie Plante prend la tête de la course à la mairie, d’après un nouveau sondage

Coup de tonnerre dans la course à la mairie de Montréal. À quelques jours du scrutin, prévu le 5 novembre, la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, prend pour la première fois la tête, d’après un sondage publié par Radio-Canada ce lundi.

Jusqu’alors, jamais la conseillère de Ville-Marie n’avait pris les devants dans cette campagne électorale qui touche bientôt à sa fin. Loin derrière Denis Coderre en juin, selon un sondage Léger commandé par Projet Montréal, Valérie Plante comptait alors 14 points de retard sur le maire sortant. Depuis, elle n’a cessé de diminuer, progressivement, son retard grâce à une campagne très active sur le terrain et dans les médias.

Diffusé par Radio-Canada et réalisé par la firme CROP auprès 1094 personnes du 19 au 24 octobre, ce coup de sonde accorde désormais deux points d’avance à Valérie Plante. À la question «Si l’élection municipale avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ou seriez-vous tenté de voter à la mairie de Montréal?», 39% des personnes sondées ont répondu en faveur de Valérie Plante, contre 37% pour Denis Coderre.

À noter néanmoins que parmi les personnes qui se disent certains de voter et qui ont déjà voté en 2013, Denis Coderre restent en tête, avec 45% des intentions de vote, contre 42% pour Valérie Plante.

Les indécis restent également nombreux puisque 17% des personnes interrogées ne savent pas encore pour qui voter.

Néanmoins, ce résultat confirme que Valérie Plante semble surfer sur une vague positive depuis quelques semaines. La semaine passée, un autre sondage Léger indiquait une égalité parfaite, après répartition des indécis, pour les deux principaux candidats (38%). Ce résultat confirmait un resserrement de la course à la mairie de Montréal, entraperçu déjà à la fin septembre, après un sondage Recherche MainStreet/QC125, qui n’accordait plus que 5 points d’avance à l’ancien député libéral (30% contre 25%).

Ce sondage ayant été réalisé par le biais d’un échantillon d’internautes, aucune marge d’erreur n’est précisée.

Désaveu pour la Formule E
On y apprend également que seulement 20% des sondés se montrent «très» ou «plutôt satisfaits» par le gestion des chantiers de construction sur la congestion routière de la part de l’administration sortante.

Si 51% des répondants trouvent les investissements pour le 375e «bénéfiques» pour Montréal, ce n’est pas le cas de la Formule E. Seulement 30% des personnes interrogées y voient un événement «bénéfique» pour la métropole et 63% pensent l’inverse. Près de 44% des personnes sondées sont même plutôt défavorables au retour de cette compétition, qui doit revenir à Montréal en juillet 2018.

Du côté de la principale proposition de Valérie Plante, qui souhaite construire une nouvelle ligne de métro entre Montréal-Nord et Lachine, cette idée est jugée positivement par 90% des sondés. À noter néanmoins que parmi eux, 43% trouvent cette ligne rose «intéressante mais irréaliste financièrement».

Radio-Canada a aussi demandé aux Montréalais de définir les deux principaux adversaires pour diriger la Ville durant les quatre prochaines années.

Si Denis Coderre est vu comme le candidat ayant le plus de leadership (55% contre 46% pour Valérie Plante), il est également perçu comme le plus arrogant, avec 55% contre 17% pour la chef de Projet Montréal. Cette dernière serait la personnalité la plus inspirante (51% contre 39% pour Denis Coderre) et semblerait également davantage à l’écoute des citoyens (52% contre 36%).

Les candidats prudents
Satisfaite de ces résultats, Valérie Plante est néanmoins restée prudente en commentant ce sondage. «Je ne prends jamais rien pour acquis, a-t-elle indiqué. Mais c’est certain que ça envoie un signal très positif. La vision que j’ai présentée a une résonance et ça connecte avec les Montréalais. C’est une belle nouvelle, mais on ne baisse pas les bras, on travaille. On est sur la bonne voie.»

Denis Coderre est lui aussi resté mesuré. «On savait que [ça allait] être serré», a réagi le maire sortant, qui s’est défendu d’être «parti trop confiant».

Il a également mis de l’avant son bilan. «On a eu un quatre ans exceptionnel, a-t-il souligné, tout en indiquant que sur le terrain, «les choses vont extrêmement bien». Nous autres on a rééquilibré les dépenses, […] on a ramené l’intégrité. Je le dis à la blague, on a un record. On a le même maire depuis quatre ans. Il n’est pas allé en prison, il n’y a pas eu une enquête. Les choses fonctionnent bien.»