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Une preuve monumentale pour le procès de Zampino

Photo: Ryan Remiorz/La Presse canadienne

Le procès pour fraude que devra subir, entre autres, Frank Zampino, l’ancien bras droit du maire de Montréal, s’annonce très long.

La seule enquête préliminaire devrait durer près de trois mois, selon ce qu’a indiqué vendredi Sylvain Lépine, procureur en chef du Bureau de lutte à la corruption et à la malversation.

Quelque 250 teraoctets de preuve ont été accumulés par les enquêteurs, ce qui suffirait à remplir 1400 camions si tout devait être imprimé. Les informations recueillies seront présentées lors de l’enquête préliminaire, qui sert notamment à tester la solidité de la preuve.

Vendredi, seuls les avocats des accusés se sont présentés au Palais de justice de Montréal. Aucun plaidoyer n’a été enregistré. Une nouvelle comparution est prévue le 14 septembre.

En plus de Frank Zampino, Martial Fillion, l’ancien chef de cabinet de Gérald Tremblay et ex-directeur de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), Bernard Trépanier, un ancien responsable du financement du parti du maire, Union Montréal, Paolo Catania et quatre dirigeants de son entreprise, Construction Frank Catania, font face à 13 chefs d’accusation de fraude, de complot pour fraude, d’abus de confiance et de fraude envers le gouvernement.

Sept de ces chefs sont en lien avec le dossier du Faubourg Contrecoeur. L’accusation tentera de démontrer qu’un stratagème a été mis en place pour favoriser l’entreprise Construction Frank Catania dans l’obtention de ce contrat. La Sûreté du Québec croit que Frank Zampino était la tête dirigeante de ce stratagème.

Les terrains du Faubourg Contrecoeur ont été vendus à Frank Catania pour la somme de 4,4M$, un prix qui s’expliquait en raison de la contamination des terrains, qui avait été surestimée. La valeur marchande du site de 38 hectares était de 19M$.

Vision Montréal veut connaître les détails
L’Opposition officielle à la Ville de Montréal souhaite que le procès, qui implique notamment Frank Zampino, permettra de connaître «l’ampleur d’un système de collusion-corruption mis en place au sein de l’administration Tremblay».

«L’affaire du Faubourg Contrecoeur pourrait n’être que la pointe de l’iceberg et révéler les liens tissés entre le parti du maire, Union Montréal, et les entrepreneurs en construction», a déclaré Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

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