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En 2012 les postulants à la mairie vont aiguiser leurs couteaux

Récemment j’ai rencontré deux personnes qui gravitent dans le milieu municipal depuis longtemps et qui, bien sûr, veulent garder l’anonymat. Pour le fun ou va les appeler Passe-Partout et Passe-Montagne.

Forcément on a parlé des élections municipales de 2013. Surveillez bien l’intensification des jeux de coulisses en 2012. Premier constat : ni Passe-Partout ni Passe-Montagne ne voient le maire Gérald Tremblay se représenter, notamment parce qu’il aura 71 ans en 2013.

Selon Passe-Partout, M. Tremblay pourrait même passer la main avant la fin de son mandat. Pas avant novembre 2012, parce qu’il devrait alors, selon la loi, déclencher des élections partielle. Mais après cette date, il n’y aurait aucun problème pour nommer son dauphin, s’il se trouve déjà dans son équipe d’élus montréalais.

Cela permettrait ainsi de clarifier sa succession, d’après Passe-Partout. Car rien de pire pour un parti que l’incertitude: les autres élus seraient tentés de se rallier aux nouveaux chefs en émergence, afin d’assurer leur réélection et l’année 2013 serait alors très pénible pour M. Tremblay et son parti.

Passe-Partout et Passe-Montagne s’entendent aussi pour dire que si Mme Harel n’a pas encore jeté l’éponge, c’est principalement parce que son parti, Vision Montréal, a accumulé une dette énorme et que Mme Harel s’est portée garante d’une bonne partie de cette dette. Or, selon Passe-Montagne, les soupers de financements à 250$ la place pour combler le déficit ne seraient pas un très grand succès.

Quant au chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, si Passe-Partout et Passe-Montagne pensent qu’il propose des idées intéressantes pour Montréal, aucun des deux ne pense qu’il soit suffisamment fédérateur pour diriger la Ville.

Qui alors? Beaucoup de noms circulent dans les médias: Denis Coderre, Liza Frulla, Isabelle Hudon (ancienne présidente de la Chambre de commerce), Michael Fortier (ancien sénateur conservateur) et même Normand Legault (le Grand Prix de F1). Tous ont des qualités intéressantes, mais ont aussi leurs défauts.

Bref, Montréal se cherche encore un véritable leader, complet sur tous les plans: qui possède une réelle vision urbanistique, de l’égo, mais pas trop, capable de gouverner pour tous les Montréalais etc…

L’année 2012, promet donc d’être très intéressante dans le glorieux monde de la politique municipale montréalaise. Surveillez bien les prochains épisodes.

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