L’affichage en français s’améliore à Montréal, constate l’OQLF
La conformité dans l’affichage des commerces à Montréal est passé de 72 à 78% entre 2010 et 2017, rapporte l’Office québécois de la langue française (OQLF) dans une étude publiée jeudi.
L’entité gouvernementale se désole toutefois que 22% des 3600 entreprises étudiées enfreignent les normes de la Charte de la langue française. C’est-à-dire que l’affichage se fait soit uniquement ou de manière prédominante en anglais.
C’est dans le secteur à l’ouest de l’avenue Atwater que la conformité est la plus faible (67,3%) et dans l’est (à l’est de la rue Papineau) où elle est la plus forte (92,7%). Dans ces deux cas, la conformité est en hausse par rapport à 2010, où elle était respectivement de 63 et 88%. Les secteurs du centre de l’île (nord et centre) ont vu des hausses de conformité moins marquées.
L’OQLF croit que ses campagnes de sensibilisation et les effort en matière «d’aménagement linguistique» ont eu un rôle à jouer dans ces augmentations et que les résultats «laissent croire que les commerçants ont une meilleure connaissance des dispositions de la charte».
En contrepartie, le rapport souligne que les nouvelles normes en matière d’affichage des marques de commerce ont beaucoup contribué.
Depuis 2016, il est permis d’utiliser un terme générique – comme restaurant ou magasin – devant une marque de commerce qui est aussi utilisée comme nom d’entreprise. «Le taux de conformité des entreprises situées dans un centre commercial et affichant une marque de commerce enregistrée faisant également office de nom est passé de 56% à 86% entre 2010 et 2017. D’autre part, les entreprises ayant pignon sur rue et affichant une marque de commerce faisant également office de nom ont vu leur taux de conformité passer de 75% à 87% durant cette même période», précise le rapport.