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Les brigadiers scolaires évoquent une grève

Photo: Josie Desmarais/Métro

Sans convention collective depuis la fin 2015, les brigadiers scolaires de Montréal ont rejeté samedi la dernière offre de la Ville de Montréal, a annoncé leur syndicat lundi. Après ce refus, les 620 employés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) comptent mener des moyens de pression accrus, «dont un possible recours à la grève avant la fin de l’année scolaire».

Les membres du syndicat des brigadiers scolaires de la Ville de Montréal s’étaient doté d’un mandat de grève en novembre dernier, mais ne l’ont pas utilisé pour le moment.

Les syndiqués ont toutefois l’intention de commencer par des moyens de pression plus légers. Ils vont notamment suivre la mairesse Valérie Plante et comptent bien manifester à plusieurs occasions, comme à l’hôtel de ville. «C’est sûr qu’on va être là pour déranger Mme Plante», a indiqué au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, lundi, Diane Girard, présidente du syndicat.

Une rencontre du syndicat est prévue mercredi et l’instance déterminera alors la gradation des moyens de pression qui seront déployés. Mme Girard espère ne pas avoir à en venir à la grève. «On espère ne pas se rendre là, mais s’il le faut, pour faire bouger la Ville de Montréal, c’est sûr qu’on va y aller, a-t-elle prévenu. Si on déclenche une grève, c’est sûr qu’on va être obligés d’aller aux services essentiels pour savoir si on peut tous sortir, au complet, ou s’il y aura des restrictions. Il y a des traverses qui sont non prioritaires; on ne sait pas ce que la Ville va vouloir faire.»

Les brigadiers avaient tenu une manifestation le 23 avril en marge du conseil municipal. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait alors mentionné qu’elle était confiante de parvenir à une entente rapidement avec les brigadiers scolaires.

Une offre «globale et finale» a été déposée par la Ville de Montréal le 1er mai, mais celle-ci a été jugée insuffisante par les syndiqués, qui l’ont rejetée à 92%. «Ce résultat négatif s’explique par des concessions demandées au chapitre des congés de maladie et congés mobiles», explique le syndicat dans un communiqué publié lundi.

Les brigadiers scolaires, dont le nombre est plafonné par le SPVM, gagnent 16,14$ l’heure et souhaiteraient voir leur salaire majoré autour de 20$ l’heure. Plusieurs brigadiers d’autres villes de la province gagnent plus de 20$ l’heure, plaide le syndicat.

La Ville de Montréal a dit prendre acte du rejet de l’entente par les brigadiers et a envoyé une lettre au syndicat pour fixer de nouvelles rencontres de négociations. «La Ville désire connaître les motifs du rejet de l’entente proposée et, dans le but de trouver une entente négociée, la Ville a proposé cinq nouvelles dates de rencontre», a indiqué l’administration municipale par voie de communiqué. La Ville n’exclut toutefois pas le recours au service de médiation du ministère du Travail.

Pour Lionel Perez, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, l’administration de la mairesse Valérie Plante doit s’assurer de trouver une entente à l’amiable. «Les demandes à date sont raisonnables et les brigadiers scolaires sont essentiels pour s’assurer de la sécurité de tous les élèves. Ce n’est pas parce que la fin de l’année scolaire approche que l’administration Plante ne doit pas montrer une plus grande ouverture», a-t-il déclaré.

Avec La Presse Canadienne

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