Des bibliothèques en voie d’accessibilité universelle
Le quart des bibliothèques montréalaises ont des efforts à faire pour favoriser l’accessibilité universelle à leur établissement.
Pour la première fois, la Ville place le mois d’octobre comme étant le mois de l’accessibilité universelle des bibliothèques. L’occasion de souligner les efforts réalisés, mais aussi de souligner que certaines vieilles bibliothèques sont difficiles d’accès. Environ un quart d’entre elles sont inaccessibles aux personnes ayant des déficiences.
«Un plan est mis en œuvre pour corriger cela», explique l’élu responsable de la culture, Helen Fotopulos. Selon elle, «l’accessibilité n’est pas juste une question de rampes pour les fauteuils». Les bibliothèques offrent désormais, par exemple, une collection élargie de livres en braille ou avec des gros caractères, organisent des clubs de lecture pour notamment stimuler les personnes victimes d’Alzheimer et ont aussi un rôle à jouer en embauchant des personnes ayant des déficiences physiques ou mentales.
Du côté du RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec), on partage cet avis. «Une vraie démarche d’accessibilité ne doit pas juste être architecturale, mais être aussi axée à la formation des employés municipaux, déclare Linda Gauthier. Un des plus beaux exemples que je peux donner, c’est celui de la Grande Bibliothèque», ajoute t-elle. Si l’accès en fauteuil roulant ne pose pas de problème, il en est tout autre du service à la clientèle.». Une dame s’est ainsi vue refuser l’accès à la bibliothèque sous prétexte que son chien n’était pas un chien Mira. Il s’agissait en effet d’un chien guide offert par le Lion’s Club du Canada à des personnes sourdes et malentendantes.
Le RAPLIQ a porté plainte dans ce dossier devant la Commission des droits de la personne, comme elle l’a déjà fait avec la STM. «C’est malheureux, car on a l’air de bourreaux, mais on dirait que c’est la seule façon d’obtenir les choses», conclut Mme Gauthier.
Pendant le mois d’octobre, plusieurs conférences, causeries ou ateliers seront organisés. Mme Fotopulos invite d’ailleurs la population à y participer. Elle espère que cela «stimulera une certaine prise de conscience» au sein de la population.