Josie Desmarais

L’organisme de transport public, Exo, envisage sérieusement mettre en place le wifi dans ses gares, ses trains de banlieue et ses autobus.

Un appel d’offres a été lancé le mois dernier afin qu’une «étude d’opportunité» soit réalisée sur «la mise en place de la technologie wifi dans les gares, stations et transports d’Exo».

L’entreprise qui remportera le contrat devra étudier les aspects économiques, techniques et légaux du projet, en plus de s’intéresser aux technologies disponibles et de voir ce qui est en place dans d’autres sociétés de transport, d’après les documents de l’appel d’offres.

La possibilité de convenir de partenariat est également envisagée, notamment avec des entreprises de téléphonie, des firmes de consolidation de bandes passantes (Google et Amazon) et des compagnies de transport.

«Il nous apparaît incontournable d’évaluer à nouveau l’opportunité de mettre en place la technologie wifi dans nos installations et nos équipements», a fait savoir la porte-parole d’Exo, Catherine Maurice.

En 2015, l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui était alors responsable des trains de banlieue, avait évalué la possibilité d’installer le wifi dans ses rames. Le projet a été jugé à l’époque complexe et trop coûteux.

Les difficultés qu’a connues cet automne Exo sur la ligne de train de banlieue Deux-Montagnes n’ont aucun lien avec la décision d’explorer de nouveau la possibilité d’installer le wifi, a assuré Mme Maurice.

L’organisme public n’a pas établi de délai avant lequel il souhaite prendre une décision d’installer ou non le wifi dans son réseau. Toutefois, dans les documents de l’appel d’offres, il est mentionné qu’avec l’étude, Exo prévoit «disposer des informations nécessaires pour rédiger un appel d’offres pour la mise en place d’un réseau sans-fil dans [son] réseau».

Depuis 2013, la Société de transport de Montréal (STM) a noué un partenariat avec le consortium formé de Telus, Rogers, Vidéotron afin de mettre en place, non pas un réseau wifi, mais un réseau cellulaire dans le métro de Montréal. Pas moins de 50M$ ont été investis par le consortium pour disposer des équipements nécessaires dans le réseau souterrain. À ce jour, les lignes orange, jaune et bleue sont entièrement branchées.

La STM aimerait aussi installer un réseau wifi dans ses bus. «Elle souhaite pour ce faire pouvoir travailler avec un partenaire, à l’image de l’entente qui permet le déploiement du réseau mobile dans le métro», a fait savoir son porte-parole, Philippe Déry. Ce dernier a précisé qu’aucune discussion n’a pour le moment été lancée avec un partenaire potentiel.

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) est aussi intéressé à créer un réseau wifi dans ses bus et ses stationnements incitatifs. Une étude est d’ailleurs en cours à ce sujet. Les conclusions sont attendues ce printemps, a précisé le RTL.

Du côté de la Société de transport de Laval (STL), un projet pilote avait été réalisé en 2011, mais aucune suite n’y a été donnée jusqu’à présent. «La STL n’a pas de plan en cours, [mais] la porte est toutefois ouverte advenant, par exemple, une proposition de partenariat ou de commandite d’un fournisseur de service wifi», a rapporté la porte-parole de la société de transport, Estelle Lacroix.

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