Moisissures: des cartes de voeux pour une nouvelle école Saint-Gérard
Le Regroupement de parents de l’école Saint-Gérard (RPSG) et les élèves de l’école remettront lundi des centaines de cartes de vœux à la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, pour lui demander une nouvelle école Saint-Gérard pour 2013.
L’école Saint-Gérard, située sur la rue Berri, dans le quartier Villeray, a été fermée en janvier dernier à cause de la présence de moisissures.
Les élèves ont été relocalisés au cégep Ahuntsic jusqu’à la mi-mars, puis à l’école secondaire Georges-Vanier, où ils sont toujours. La relocalisation temporaire devait durer de 18 à 24 mois, mais près d’un an plus tard, les travaux sont au point mort, dénonce le RPSG.
En mai dernier, deux rapports avaient été réalisés par une firme d’architectes et par la direction de la santé publique, à la demande de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Ces rapports proposaient trois scénarios de reconstruction pour l’école Saint-Gérard : démolir complètement l’école et en reconstruire une autre plus grande, garder les structures de l’école et la rebâtir comme elle était, ou l’agrandir en conservant les structures de base. Le RPSG ignore lequel des scénarios est envisagé, mais constate que les travaux n’ont toujours pas été entamés.
«Tout ce qu’on veut, c’est qu’une nouvelle école Saint-Gérard soit reconstruite, au même endroit. C’est notre école de quartier, c’est important. C’est l’équivalent de ce qu’était le perron de l’église, autrefois», illustre la porte-parole du regroupement de parents, Chantal Laperrière, dont les deux enfants fréquentaient l’école Saint-Gérard.
Mme Laperrière est confiante que l’appel du RPSG sera entendu par le ministère. Les élèves de l’école ont participé en grand nombre à la confection de cartes de vœux destinées à la ministre Malavoy. «Certaines sont très touchantes», ajoute-t-elle.
Les parents et les enfants iront déposer les cartes de vœux lundi, aux bureaux montréalais du ministère de l’Éducation, situés au 600, rue Fullum.
Mobilisation
À l’automne 2011, lorsque plusieurs parents se sont plaints de l’état de santé de leurs enfants, la direction de l’école et la CSDM leur a répondu de ne pas s’inquiéter, qu’il s’agissait seulement de la période des rhumes, affirme Chantal Laperrière. «On a tenu notre bout, on s’est mobilisés et on a réussi à obtenir des tests de qualité de l’air», raconte-t-elle.
Ces tests ont confirmé «une contamination généralisée de l’air dans l’école», qui a dû être fermée dans les jours suivants. Une vingtaine d’autres écoles de la CSDM sont sous surveillance en ce qui concerne la qualité de l’air qu’on y respire.