Le chef du conseil municipal quitte Union Montréal
Un autre élu d’Union Montréal quitte le navire. Harout Chitilian rejoint le groupe des élus indépendants. Le conseiller de ville du district Bordeaux-Cartierville a invoqué jeudi matin sa fonction de président du conseil municipal pour expliquer son départ d’Union Montréal.
«Dans le nouveau contexte de collaboration entre élus, je voulais éliminer la perception possible, même minime, de non-neutralité», a t-il déclaré. Une autre élue, Anie Samson (Vision Montréal) a aussi annoncé jeudi matin qu’elle siégerait désormais comme indépendante.
Le conseil municipal compte désormais 20 élus indépendants, 19 membres d’Union Montréal (parti de l’ex maire Tremblay), 14 membres de Vision Montréal (parti de Louise Harel) et 10 membres de Projet Montréal (parti de Projet Montréal). Le poste de maire est détenu par Michael Applebaum, un élu indépendant.
Maintenant que les indépendants sont les plus nombreux, certains se demandent si certains ne pourraient pas désormais former un nouveau parti, qui accueillerait à terme Denis Coderre comme chef. «C’est une question hypothétique, mais s’il se crée un parti advenant le cas où les indépendants formeraient un parti, il aurait la reconnaissance liée aux règlements municipaux mais pas celle liée au financement», a indiqué M. Chitilian.
Cela reste effectivement hypothétique, dans la mesure où aucun nouveau nom de parti n’a été réservé jusqu’ici auprès du Directeur général des élections du Québec. Néanmoins si un tel parti devait se former, chaque élu indépendant pourrait apporter la somme qui lui est attribuée en tant qu’allocation de frais de recherche et de secrétariat (18 630$ chacun).
Au delà des explications politiques, la vague de démission actuelle a aussi un aspect plus terre à terre. Tout élu qui démissionne avant le premier janvier 2013, garde pour lui les 18 630$ d’allocation. S’il quitte son parti après cette date, il perd cette allocation au profit de son ancien parti.