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Retour sur l’année 2012 avec Louise Harel

L’année 2012 a été riche en rebondissements à l’hôtel de ville de Montréal. À quelques jours de la nouvelle année, Métro a demandé à la chef de l’opposition officielle, Louise Harel, de faire un bilan de la dernière année.

Quel est l’événement marquant de 2012 selon vous ?
La Commission Charbonneau. L’abcès est crevé. C’est le résultat de la volonté populaire. Pendant presque deux ans et demi, l’opinion publique n’a jamais fléchi. Elle a toujours maintenu [dans une proportion] de 75 à 80% son désir d’obtenir une commission d’enquête. La Commission Charbonneau va nous permettre d’aller au fond des choses. Je crois que c’était indispensable et nécessaire puisque la confiance de la population était au point zéro. À partir des recommandations de la commission, on va pouvoir bâtir pour l’avenir.

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Êtes-vous satisfaite du travail de la Commission Charbonneau ?
Oui. Il faut toujours se rappeler l’univers juridique dans lequel ça se déroule, même si c’est retransmis par les médias. [La commission] est essentielle dans un état de droit.

Gérald Tremblay a quitté la mairie de Montréal cette année. Quel sera son héritage selon vous ?
Gérald Tremblay, c’est une combinaison du pire qui côtoie le meilleur. Le meilleur restera la signature culturelle de Montréal. C’est le Quartier des spectacles, mais aussi l’élan culturel que Montréal a connu pendant ces onze dernières années. Le pire, ce sera le sentiment qu’il avait perdu le contrôle de sa Ville et son aveuglement volontaire.

Que pensez-vous de l’administration de coalition qu’a mis en place le maire Michael Applebaum?
Je pense que c’est très exigent parce qu’il n’y a pas de modèle préétabli. Il faut l’inventer tout en le faisant. On est sorti de notre zone de confort. On fait de la politique autrement. En même temps, la coalition, c’est passionnant. De plus en plus, les sociétés modernes comme la nôtre sont complexes et la coalition est le modèle qui répond le mieux à cette complexité démocratique.

Y a-t-il un dossier dont vous êtes particulièrement heureuse de son aboutissement ?
Cet automne, on a travaillé beaucoup sur la question de la bouffe de rue. On est de ceux qui ont lancé l’opération de consultation à Montréal grâce à une motion que nous avons présentée en juin. On a aussi lancé l’opération des ateliers d’artistes par une motion au printemps passé. On en voit plus l’aboutissement maintenant avec la promesse de Québec de financer pour 5 M$ les projets qui vont émerger. Il y a aussi l’art public. On a présenté plusieurs motions à l’hôtel de ville.

Que souhaitez-vous à Montréal pour 2013 ?
Je souhaite que les Montréalais retrouvent leur fierté. Je souhaite aussi que le Québec s’amourache de Montréal, que Montréal se fasse enfin aimer des régions du Québec. Et peut-être une première mairesse…

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