Les Fruixi, deux mois plus tard…
Deux mois après leur apparition dans les parcs et sur les parvis d’hôpitaux du centre-ville et du Plateau, comment se porte l’initiative Fruixi? Coup de fil à Caroline Prenovost, coordinatrice de ce projet d’épicerie ambulante à saveur cyclo-sociale.
C’est qui votre clientèle?
Beaucoup d’aînés en provenance des résidences de personnes âgées. Ils en profitent pour pendre l’air et discuter. Mais aussi beaucoup de jeunes familles qui se rendaient à l’épicerie et qui s’arrêtent en passant, intriguées par le concept.
Justement comment vous vous en tirez bien côté tarifs?
J’ai fait de l’espionnage cette semaine. Nos tomates des champs à 1$ la livre sont jusqu’à 50% moins chères que par celles en épiceries. On est aussi plus compétitif pour les concombres libanais du Québec et les courgettes. Par contre pour les petits fruits on est plus cher de 25 à 50 cents, mais ça va changer.
C’est devenu rentable comme activité?
Pas encore, mais si on arrive à convaincre les restaurateurs qu’on a ciblés et si on arrive à s’implanter sur le parvis de Radio-Canada, on sera sur la bonne voie.
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On peut localiser les pédaleurs sur fruixi.com. On y trouve aussi sur le site quelques recettes aussi simples qu’intéressantes.
Les cinq triporteurs Fruixi seront présents à proximité des hôpitaux
l’Hôtel Dieu, Notre-Dame et Saint-Luc, ainsi que dans plusieurs parcs du
Plateau et de Ville-Marie jusqu’au 16 octobre. Le projet du marché
Frontenac bénéficie de subventions des arrondissements Ville-Marie et
Plateau-Mont-Royal.