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Richard Henry Bain apte à subir son procès

Rédaction - La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Richard Henry Bain, auteur présumé de l’attentat qui a fait un mort au Métropolis de Montréal le soir des dernières élections provinciales, le 4 septembre, a été déclaré apte à subir son procès, lundi, au palais de justice de Montréal.

La psychiatre qui avait évalué Bain à l’Institut Philippe-Pinel, la docteure Chantal Bouchard, a indiqué à la Couronne que rien ne lui permettait d’affirmer que l’individu était actuellement inapte à subir son procès.

Elle a fait valoir que la pensée de l’accusée était structurée et ordonnée et que le seul problème était son refus de communiquer sur la cause.

C’est le juge Jean-Paul Braun qui a décidé que l’accusé était apte à subir son procès, a déclaré l’avocate de la défense Elfride Duclervil.

«M. Bain l’a dit lui-même, il a toujours clamé qu’il était apte a subir son procès. La docteure Bouchard a dit qu’elle n’était pas capable d’ariver a une conclusion ferme, alors elle a laissé au juge Braun la discrétion d’évaluer le tout et de prendre une décision, et celui-ci est arrivé à la conclusion que M. Bain est apte à subir son procès», a-t-elle expliqué aux journalistes.

Me Duclervil a également indiqué que même si Bain n’était pas admissible à l’aide juridique, le juge Braun avait décidé que ses avocats actuels devaient continuer de le représenter dans l’intérêt de la justice, et ce jusqu’au 20 février, date d’une audience à cet effet.

Me Jean-Pascal Boucher, le porte-parole de la Couronne, a ajouté que c’était à la Cour de déterminer si l’avocate de la défense pouvait se retirer du dossier, et que la Couronne était prête à tout éventualité.

Le processus judiciaire concernant Richard Henry Bain n’a cessé d’être reporté au cours des dernières semaines.

La semaine dernière, ce sont des notes rédigées par des psychiatres n’ayant pas été remises à la défense qui avaient provoqué le report.

Le 18 janvier, la docteure Bouchard était malade et n’avait pu se présenter au tribunal, malgré une citation à comparaître émise par la Couronne.

En décembre, l’accusé avait refusé de rencontrer une psychiatre francophone, ce qui avait nécessité un report de sa cause au 11 janvier. Ce jour-là, la Cour avait reçu un rapport d’évaluation en français et le juge avait ordonné qu’une traduction soit remise aux parties.

Le sexagénaire fait face à 16 chefs d’accusation, notamment de meurtre prémédité et de tentative de meurtre pour l’attentat qui est survenu au moment où la première ministre élue du Québec, Pauline Marois, prononçait son discours de la victoire. Denis Blanchette a péri dans l’attaque alors que son collègue Dave Courage a été grièvement blessé.

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