Fuite d’eau: dommages importants à l’Université McGill
L’inondation survenue lundi après-midi au centre-ville à la suite du bris d’une conduite d’eau a causé de nombreux dommages à plusieurs pavillons de l’Université McGill.
Une douzaine de pavillons ont été endommagés, dont cinq plus sérieusement. Quelques milliers d’étudiants et d’employés ont dû être relocalisés mardi, car les édifices étaient fermés en raison de dommages importants. Près de 80 cours ont également été annulés.
Les pavillons Birks, Wong et Wilson sont toujours fermés.
L’édifice James, qui abrite des locaux d’administration où travaillent chaque jour 400 employés, est vraisemblablement le plus endommagé. Puisqu’il est situé près de la rue Docteur-Penfield, où a eu lieu la fuite, et qu’il est à un niveau plus bas, l’édifice a été frappé de plein fouet par la fuite d’eau. La pression a complètement défoncé une fenêtre et un déluge de quelques pieds d’eau s’est répandu dans l’édifice. Heureusement, aucun employé n’était sur les lieux au moment du bris. Lors du passage de Métro, mardi après-midi, dans les locaux de l’édifice, les lieux étaient passablement dévastés. Un pouce d’eau recouvrait le sol par endroits et des éclats de verre jonchaient encore le sol.
«Nous travaillons très fort pour assurer un retour aux activités normales le plus vite possible, mais c’est difficile pour l’instant», a affirmé aux médias Michael Di Grappa, vice-principal à l’administration et aux finances de l’université, mardi.
Des meubles et de l’équipement ont été endommagés, sans parler des risques de moisissures qu’encourt l’inondation. L’université ne peut pas encore évaluer précisément à combien se chiffreront les dégâts, mais elle estime que ceux-ci seront de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de dollars.
M. Di Grappa affirme que certains pavillons rouvriront leurs portes dès mercredi, alors que d’autres demeureront fermés pour le restant de la semaine, à tout le moins. Certains autres ne pourront pas être occupés pendant des délais plus importants. Dans le cas de l’édifice James, cela pourrait prendre plusieurs mois. L’université tente de trouver de l’espace suffisant pour relocaliser tous les employés.
On ignore toujours la cause du bris de la conduite. La Ville évoque l’âge des conduites, dont la construction date de 1924. Des travaux de réfection sont d’ailleurs en cours depuis l’automne dans le secteur, pour restaurer les quatre conduites du réservoir McTavish, qui alimente 500 000 personnes en eau potable.
L’équipe de la Ville responsable de l’eau s’affaire présentement à inspecter les lieux et à tenter d’identifier ce qui a pu causer le bris.
«Le réseau est très fragile, parce qu’il est usé, explique Jacques-Alain Lavallée, porte-parole de la Ville. Nous travaillons présentement à le remplacer. Nous prévoyons investir 4,6 G$ dans le réseau au cours des dix prochaines années.»
M. Lavallée évoque également les écarts importants de température qui ont eu lieu à Montréal au cours des dernières semaines ainsi que la circulation importante de camions et de voitures chaque jour au centre-ville, qui amènent leur lot de vibrations. Plus de détails devraient être connus dans les jours à venir, une fois que l’évaluation sera terminée.
Malgré que plusieurs vidéos tournées lundi soir montrent beaucoup de passants et d’étudiants en train de tomber, la Ville et l’Université McGill ne rapportent aucune blessure majeure. Les cols bleus ont passé une bonne partie de la nuit de lundi à mardi à épandre des abrasifs sur les rues avoisinantes, où l’eau s’est transformée en glace.
Pour connaître les cours annulés et relocalisés à l’Université McGill, consultez le site internet de l’institution.





