Montréal
15:30 24 novembre 2019 | mise à jour le: 24 novembre 2019 à 14:25

Une campagne pour lutter contre les commentaires sur l’apparence physique

Une campagne pour lutter contre les commentaires sur l’apparence physique
Photo: MétroLa campagne « Le poids, Sans commentaire ! » demande aux jeunes de faire l’effort ne pas faire des commentaires sur l’apparence physique sur les réseaux sociaux au cours des cinq prochains jours.

Dans un monde monopolisé par les réseaux sociaux où l’apparence physique est souvent mise de l’avant, l’organisme ÉquiLibre lance aujourd’hui sa 8e campagne «Le poids, Sans commentaire!» pour diminuer les impacts négatifs des propos sur l’apparence sur les jeunes de 13 à 17 ans.

Jusqu’au 29 novembre prochain, l’organisme appelle les jeunes internautes à faire l’effort conscient de commenter autre chose que le poids et l’apparence physique sur les réseaux sociaux. «Une jeune femme nous expliquait que lorsqu’elle a publié sa photo de graduation sur les réseaux sociaux, 90 % des commentaires étaient sur son apparence, alors que la graduation c’est quand même la fin du secondaire et qu’on est dans des efforts remarquables qui vont bien au-delà de l’apparence», explique la chef de projets et nutritionniste d’ÉquiLibre, Andrée-Ann Bouchard.

D’après l’organisme, 90% des jeunes de 13 à 17 ans possèdent un téléphone intelligent. Ils y passent plus de 3,5 heures par jour. Selon une étude portant sur la génération Z, 70 % des adolescents pensent que les réseaux sociaux peuvent exercer une pression sociale sur leur vie.

«On n’est pas contre le fait de dire que quelqu’un est beau ou belle, on a encore le droit de dire ça. C’est juste qu’on veut varier les commentaires pour ne pas que notre estime de soi repose uniquement sur l’apparence physique», explique Andrée-Ann Bouchard, chef de projets pour ÉquiLibre.

La comédienne Marie-Soleil Dion est ambassadrice de la semaine. Elle estime que les gens doivent prendre conscience de la portée de leurs interventions sur les réseaux sociaux. «On doit réfléchir tous ensemble à ce que l’on écrit et avoir plus de bienveillance», souligne-t-elle.

En entrevue plus tôt ce mois-ci, la chercheuse et autrice du livre Parents dans un monde d’écrans, Catalina Briceno expliquait que la surexposition de l’image peut nourrir le narcissisme chez les jeunes enfants et adolescents. Elle estime que cela provient d’un problème systémique qui est très axé sur l’image, fortement amplifié par Internet.

Des activités thématiques pour adolescents peuvent être téléchargées pour les pédagogues désirant discuter du sujet avec leurs étudiants. Les internautes sont invités à montrer leur engagement en partageant le mot-clic #lepoidssanscommentaire.

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