Montréal
17:35 28 mai 2020 | mise à jour le: 28 mai 2020 à 17:35

Uber lance un nouveau service de livraison à Montréal

Uber lance un nouveau service de livraison à Montréal
Photo: iStock

Les clients d’Uber à Montréal pourront bientôt utiliser son nouveau service de livraison afin de fournir des biens à leurs proches sans avoir à se déplacer.

La multinationale rendra accessible ce weekend la fonctionnalité «Uber Connect» dans son application dans les principales métropoles du pays, incluant Montréal, Toronto et Vancouver.

Les finances de la multinationale ont grandement écopé au cours des derniers mois de la baisse marquée du nombre de courses avec chauffeurs. Une situation qui s’explique par la réduction des déplacements des citoyens dans le contexte de la crise sanitaire mondiale. Ainsi, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires chuter de 2,9 G$ au premier trimestre.

Miser sur les livraisons

C’est dans ce contexte qu’Uber a mis en place dans divers pays ce nouveau service de livraison, qui vise notamment à permettre à ses utilisateurs de remettre des biens à leurs proches sans avoir à se déplacer. Avant d’utiliser cette fonction, les clients doivent emballer leurs articles dans un colis et bien nettoyer celui-ci. Ils pourront ensuite indiquer au chauffeur où ils souhaitent envoyer le colis, puis charger celui-ci dans le coffre du véhicule. La personne à qui ce bien est destinée doit être au courant de l’heure d’arrivée de celui-ci afin de pouvoir le ramasser à l’arrivée du véhicule.

Pour ce qui est des frais, ils seront les mêmes que ceux prévus lorsqu’on se déplace avec Uber.

«On veut simplifier la vie de nos utilisateurs. On veut que ça soit plus facile que jamais de livrer un produit», affirme à Métro le gestionnaire des affaires publiques pour Uber au Québec, Jonathan Hamel. 

«Avec la reprise [économique], on pense que le moment est venu pour un nouveau produit comme celui-là.» –Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques pour Uber au Québec

D’autre part, la demande pour le service Uber Eats a connu une croissance de sa popularité dans les derniers mois. Une situation reliée notamment aux mesures de distanciation sociale mises en place et de la fermeture temporaire de nombreux restaurants, au Canada comme ailleurs.

Cloisons protectrices

Dans les dernières semaines, Uber a mis en place plusieurs mesures pour limiter les risques de propagation du coronavirus auprès de ses chauffeurs. L’entreprise a ainsi investi 50 M$ pour leur fournir des masques et des produits désinfectant, entre autres. Elle demande aussi le port du masque, tant de la part des clients qui prennent une course que des conducteurs.

Les taxis montréalais, dont les revenus ont également chuté en raison de la pandémie, bénéficient aussi d’une certaine protection. La Ville a annoncé jeudi être sur la bonne voie pour atteindre le mois prochain son objectif d’équiper 25% des taxis de la métropole de cloisons protectrices.

Aide financière

Le 16 avril, la Ville a mis en place un programme d’aide financière de 260 000$ pour épauler les chauffeurs et les propriétaires de taxis. Celui-ci vise notamment à rembourser l’achat de cloisons protectrices, dont ont été équipés environ 425 taxis jusqu’à maintenant. Ce montant sert aussi à permettre aux chauffeurs de se procurer du désinfectant, entre autres.

Alors que la métropole amorce son déconfinement, la Ville espère qu’au moins 900 véhicules disposeront d’une cloison protectrice transparente d’ici la fin du mois de juin.

«Dans les prochains mois, l’industrie du taxi continuera à occuper un rôle central en matière de mobilité urbaine. Chaque jour, depuis le début de la pandémie, des milliers de déplacements s’effectuent par taxi à Montréal», a indiqué par voie de communiqué la conseillère associée en urbanisme et mobilité au comité exécutif de la Ville de Montréal, Sophie Mauzerolle. 

La Ville a aussi mis en place à la fin avril un service de lave-auto écologique à vapeur sèche que les chauffeurs de taxi peuvent utiliser gratuitement. Son équipe a depuis réalisé près de 450 décontaminations à l’intérieur de véhicules. «L’objectif est de réaliser environ 500 décontaminations par mois et ce, jusqu’au 31 juillet», indique la Ville. 

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