Montréal
18:55 9 octobre 2020 | mise à jour le: 14 octobre 2020 à 10:29 temps de lecture: 2 minutes

Avertisseurs au lithium: la période de grâce prolongée

Avertisseurs au lithium: la période de grâce prolongée
Photo: 123rf

La «période de grâce» pour se conformer au règlement qui oblige l’installation d’un avertisseur de fumée au lithium dans de nombreux logements montréalais a été prolongée jusqu’en janvier.

Alors que se termine la semaine nationale de la prévention des incendies, Montréal affirme encore être en période de sensibilisation pour faire appliquer un règlement qu’elle a adopté en 2019.

Celui-ci impose à tous les bâtiments montréalais construits avant 1985 l’installation d’avertisseurs de fumée à pile au lithium inamovible longue durée de 10 ans. Cette mesure vise à mieux prévenir les incendies mortels, alors que le coroner Jacques Ramsay avait fait état de plus de 100 morts en 10 ans découlant d’un détecteur de fumée dont la pile était non chargée ou absente.

«Alors que les actions de communication auprès des citoyennes et des citoyens se poursuivent, la période pour se conformer a été prolongée jusqu’en janvier 2021», a écrit la relationniste pour la Ville Gabrielle Fontaine-Rioux. Celle-ci indique que Montréal ne «donne pas de constats d’infraction» pour le moment et privilégie la sensibilisation pour «bien informer la population».

Initialement, une période de grâce d’un an, jusqu’en juin 2020, avait été donnée pour se conformer au règlement.

Une campagne qui se poursuit

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a fait passer ce message notamment par le «brigade d’avertisseur de fumée», déployée chaque été depuis 2010.

En 2020, cette campagne a rejoint 93 886 portes, dont près de la moitié ont été visitées, selon la Ville.

«De l’information a été donnée sur le changement de réglementation, ainsi que des conseils de prévention», a expliqué Mme Fontaine-Giroux.

Cette tournée des logements montréalais a aussi permis de constater que 17% d’entre eux avaient des avertisseurs de fumée non fonctionnels.

Selon le règlement, les propriétaires sont responsables d’installer les nouveaux avertisseurs qui coûtent une trentaine de dollars l’unité. Les locataires et les propriétaires doivent ensuite veiller à ce que ceux-ci soient fonctionnels.

«La campagne se poursuit cet automne et différentes actions seront entreprises, en collaboration notamment avec les arrondissements», a ajouté Mme Fontaine-Giroux.

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