Montréal
17:46 28 décembre 2020 | mise à jour le: 28 décembre 2020 à 17:57 temps de lecture: 2 minutes

COVID-19: fermeture des boutiques de tabac à Kahnawake

COVID-19: fermeture des boutiques de tabac à Kahnawake
Photo: Sergiy Tryapitsyn/123RF

La santé avant les profits. La communauté mohawk de Kahnawake annonce la fermeture aux non-résidents de toutes les boutiques de tabac sur son territoire dès vendredi pour réduire le risque de transmission du coronavirus.

Le commissaire à la sécurité publique Lloyd Phillips du groupe de travail sur la COVID-19 a indiqué «qu’aucune exception à cette directive ne sera faite» et que les Peacekeepers surveilleront la situation et donneront des constats d’infraction aux récalcitrants.

Les contraventions, en vertu de l’article 31 de la Loi sur la protection civile de Kahnawake, iront jusqu’à 1000$ plus les frais dans le cas d’une personne et jusqu’à 10 000$ dans le cas d’un groupe ou d’une entreprise.

«Nous voulons dire clairement que nous ferons tout notre possible pour réduire nos risques», a indiqué Lloyd Phillips par voie de communiqué.

Les nouvelles consignes seront affichées en français et en anglais sur les panneaux d’affichage électroniques sur le bord de l’autoroute 30 et sur les routes 132 et 138.

«Ce n’est qu’une des nombreuses initiatives pour aider à prévenir la propagation du virus», a ajouté M. Phillips «mais elle touche un nombre important de personnes des communautés voisines qui achètent régulièrement du tabac. Nous apprécions la compréhension de chacun pendant cette période difficile.»

En avril, CBC révélait que 12 contraventions totalisant 12 000$ avaient été données par la police de Kanhawake. Le porte-parole des Peacekeepers, Kyle Zachary, a indiqué à la CBC que les policiers recevaient de nombreux appels de membres de leur communauté les avisant que des non-résidents étaient sur leur territoire pour y acheter des cigarettes.

Des mesures de confinement ont été appliquées à Kahnawake au début de la pandémie pour permettre la protection des membres les plus vulnérables de la communauté, qui, pour les plus âgés, sont les derniers gardiens de la langue Mohawk. Le 1er juin, Kanhawake a rouvert aux non-résidents avec un couvre-feu à 22h.

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