Île-des-Sœurs
05:00 6 janvier 2021 | mise à jour le: 6 janvier 2021 à 07:08 temps de lecture: 3 minutes

Une pétition pour des bacs de collecte des EPI partout à Montréal

Une pétition pour des bacs de collecte des EPI partout à Montréal
Photo: ArchivesJody Aveline amasse plus d'une centaine de masques et de gants chirurgicaux par jour.

Le Verdunois Jody Aveline fait circuler une pétition pour que Québec crée une campagne informative qui expliquerait comment se débarrasser des équipements de protections individuelles (EPI) correctement. Entre-temps, il continue de ramasser les masques qu’il retrouve par terre.

M. Aveline souhaite récolter 500 signatures. En date de mardi après-midi, 240 personnes avaient déjà parafé la pétition. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement a multiplié les campagnes sur les directives de santé publique à suivre, comme les deux mètres de distance et le port un masque dans les endroits publics ou lorsque la distanciation n’est pas possible, ainsi que le fait de s’isoler en cas de contamination.

Pour contrer la pollution attribuable aux EPI, M. Aveline demande d’ajouter des indications sur la bonne manière de se débarrasser d’un masque jetable. Dans sa pétition, il souhaite aussi que la Ville de Montréal installe à grande échelle des bacs de collecte pour le recyclage des EPI.

Déjà, certains arrondissements ont pris les devants, notamment à Saint-Laurent, où l’on retrouve des bacs de l’entreprise Terracycle dans certains édifices municipaux. La compagnie récupère le contenu des bacs et le transforme en nouvelles matières, comme des granules de plastique, utilisées notamment pour fabriquer des boîtes de rangement.

Le Verdunois, qui a amassé depuis le début du mois de septembre plus d’une dizaine de milliers de masques, juge que c’est insuffisant. Il craint un état catastrophique des rues de la métropole lorsque la neige fondera au printemps.

Bien recycler

Les masques chirurgicaux mettent environ 450 ans pour se décomposer. Ils sont faits de polypropylène et de polyester, soit l’équivalent du plastique, explique M. Aveline en préambule de sa pétition.

«Les gens doivent prendre conscience de ne pas placer de masques et de gants dans les bacs de recyclage», relève-t-il.

Cela crée une source potentielle de contamination et entraîne une perte de temps dans les installations de triage et de traitements des déchets.

«Des dépositaires de collecte d’équipement de protection individuelle sont nécessaires pour que les gens puissent jeter, de manière appropriée et respectueuse de l’environnement, leurs masques chirurgicaux, gants chirurgicaux et autres équipements de protection individuelle concernés», plaide M. Aveline.

La pétition pour une campagne informative et l’installation de bacs pour collecter les EPI se retrouve en ligne sur le site change.org. Elle s’adresse à 11 politiciens des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux.

Les masques chirurgicaux peuvent mettre jusqu’à 450 ans pour se décomposer. Se retrouvant dans l’océan, ils se désintègrent en petites particules de plastiques particulièrement nocives pour la faune.

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