Montréal
09:17 14 janvier 2021 | mise à jour le: 14 janvier 2021 à 16:39 temps de lecture: 3 minutes

Moins de collisions mortelles à Montréal en 2020

Moins de collisions mortelles à Montréal en 2020
Photo: Mario Beauregard/Métro

Les collisions mortelles ont été moins nombreuses sur les axes autoroutiers du Grand Montréal selon le bilan routier 2020 de la Sûreté du Québec (SQ). On note 13 décès, soit 5 de moins par rapport aux 18 constatés en 2019. Ces données font contraste avec celles pour le reste du Québec. La vitesse est le plus souvent montrée du doigt.

Pour l’ensemble de la province, les accidents mortels ont grimpé à 228 comparativement à 217 en 2019. Ces chiffres sont néanmoins sous la moyenne des cinq dernières années, établie à 236.

Avec le télétravail du premier confinement qui a obligé tout le monde à rester chez eux, la SQ a observé une baisse importante des collisions, puis une hausse soudaine au cours de l’été.

«La pandémie a restreint les déplacements et les collisions, on constate surtout une baisse des collisions de mars à mai, précise le sergent Claude Denis, porte-parole de la SQ. Avec la belle saison et la fin du confinement, on a noté une hausse.»

Moins d’une trentaine d’accidents sont survenus entre mars et mai, alors que 28 ont été enregistrés pour le mois de juin seulement.

Cela s’explique en partie par le fait que, les frontières vers les États-Unis étant fermées et les voyages à l’étranger déconseillés, les Québécois ont multiplié les déplacements entre les régions.

Facteurs humains

Le tiers des cas s’explique par une conduite imprudente et les excès de vitesse, ce qui en est fait la première cause de décès sur les routes. L’inattention et la distraction (14%), notamment les textos au volant, ainsi que les capacités de conduite affaiblies par l’alcool, les drogues ou la fatigue (10%) sont les autres principales causes.

Par ailleurs, près de 20% des victimes qui ont perdu la vie dans des accidents de la route l’an dernier ne portaient pas de ceinture de sécurité, une donnée surprenante considérant les nombreuses campagnes de sensibilisations.

«La forte majorité des collisions est due à des facteurs humains. Il ne s’agit pas d’événements fortuits», rappelle le sergent Denis.

Pour ce qui est des constats d’infraction au Code de la sécurité routière, la SQ en a émis 449 012 au cours de la dernière année, une légère hausse en comparaison à 2019, où 420 335 conducteurs fautifs se sont fait pincer.

«Certains conducteurs ont adopté comportement plus téméraire», remarque le porte-parole.

La SQ note aussi une augmentation des constats d’infraction pour grand excès de vitesse. Comme les routes étaient désertes et donc avec moins de congestion, les automobilistes ont eu tendance à avoir le pied plus pesant.

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