Ahuntsic-Cartierville
05:00 16 février 2021 | mise à jour le: 16 février 2021 à 07:09 temps de lecture: 2 minutes

COVID-19: la deuxième vague frappe les prisons

COVID-19: la deuxième vague frappe les prisons
Photo: Pablo Ortiz/MétroL'établissement de détention de Montréal (Bordeaux).

La deuxième vague de COVID-19 frappe de plein fouet les établissements de détention provinciaux de la région de Montréal.

En date du 15 février, la prison de Montréal (Bordeaux) comptait 125 cas actifs de COVID-19 parmi les détenus et 28 agents infectés, selon le dernier bilan du gouvernement du Québec.

Au centre de détention de Rivière-des-Prairies, 22 détenus et deux employés étaient atteints de la COVID-19 à la même date.

«Quand il y a un cas asymptomatique, ça se propage rapidement à l’ensemble d’un secteur», explique Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN).

Des mesures supplémentaires demandées

M. Lavoie exhorte le ministère de la Sécurité publique du Québec à renforcer les mesures sanitaires dans les établissements de détention.

«Le port du masque est recommandé, mais pas obligatoire. On peut se retrouver avec 25 ou 30 personnes incarcérées qui vont jouer aux cartes ou manger à la même table sans distanciation», déplore-t-il.

Pour éviter un confinement dans leur cellule, certains détenus dissimulent leurs symptômes ou refusent de se faire tester, ce qui accélère la propagation.

«On leur dit : « Ne parle pas sinon tu vas te faire battre »», illustre M. Lavoie.

Il fait valoir que dans les résidences pour personnes âgées et les CHSLD, les résidents doivent respecter la distanciation et porter le couvre-visage dans les aires communes.

Des agents sous pression

La crise accentue les problèmes d’absentéisme et de personnel, déjà présents avant la pandémie.

Les postes vacants se sont multipliés dans les derniers mois, de même que les congés de maladie et les retraits par mesure préventive, selon le Syndicat.

M. Lavoie explique que cela amène les agents correctionnels à faire du temps supplémentaire et à se déplacer d’un secteur à l’autre, ce qui accroît les risques de propagation.

Il ajoute que les employés des prisons n’échappent pas à l’épuisement causé par la pandémie de la COVID-19.

«C’est 11 mois à travailler avec de nouvelles consignes, avec des équipements de protection auxquels on n’est pas habitués», laisse-t-il tomber.

 

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