Montréal

Montréal dévoile son tout premier plan en matière de valorisation du français

Valérie Plante
La mairesse Valérie Plante. Photo: Josie Desmarais/Métro

La Ville de Montréal s’est dotée de son tout premier plan en matière de valorisation du français qui vise à favoriser la promotion et le rayonnement de la langue française dans la métropole pour la période 2021-2024.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, ainsi que la responsable de la diversité, de l’inclusion en emploi, de la langue française et de la lutte au racisme et à la discrimination au comité exécutif, Cathy Wong, en ont fait l’annonce lundi matin.

«Ça fait longtemps que la Ville de Montréal aurait dû se doter d’un tel plan», a déclaré d’emblée Mme Plante. 

«Les administrations qui se sont succédées dans les dernières décennies ont préféré ne pas intervenir dans le débat. Il est vrai qu’il est tentant de tout simplement reléguer cette responsabilité au gouvernement du Québec», a-t-elle indiqué.

S’appuyant sur l’exemplarité, la valorisation et l’inclusion, le plan d’action s’inscrit dans les différents champs de compétences de la Ville, soit la culture, le développement économique et le développement social, ainsi qu’à travers ses partenariats avec le gouvernement du Québec, des organismes communautaires œuvrant dans le domaine de la langue française et des réseaux réunissant des villes francophones à travers le monde.

«Il ne vise donc pas à se substituer aux actions du gouvernement du Québec qui est responsable de la Charte du gouvernement du Québec», a précisé Valérie Plante.

Actions pour promouvoir le Français

Parmi les actions phares, la politique prévoit l’obtention de certificats de francisation pour l’ensemble des arrondissements montréalais. En effet, depuis janvier, Montréal se conforme à la Charte de la langue française, une première depuis 18 ans. 

Par contre, seulement 13 des 19 arrondissements en ont fait autant pour l’instant, a indiqué Valérie Plante Or, elle est «confiante» de voir tous les arrondissements se conformer à la loi 101 au courant de cette année. 

De plus, la Ville veut en faire davantage pour promouvoir le français dans le développement économique, les relations internationales, le rayonnement de la culture et le développement social. 

Elle veut notamment promouvoir le retour du grand spectacle télévisé de la Fête nationale à Montréal après la pandémie. «Il faut absolument conserver cet événement dans la métropole», a fait valoir Mme Plante. 

En collaboration avec différents partenaires, comme PME-Montréal, les différentes chambres de commerces et les sociétés de développement commercial à Montréal, la Ville souhaite encourager les entreprises «à faire du français la langue du commerce à Montréal».

Finalement, la Ville veut accroître ses actions en promotion du français auprès des immigrants par le biais de son Bureau d’intégrations des nouveaux arrivants (BINAM) et en collaboration avec les cégeps et les universités. 

Ainsi, la mairesse veut faciliter l’apprentissage du français et accompagner les nouveaux arrivants dans ce processus. 

Le plan d’action est le résultat de consultations auprès d’acteurs du milieu postsecondaire francophone et anglophone, ainsi que des partenaires du milieu des affaires et différents groupes de la société civile engagés dans la promotion et la défense du français. 

Chapeauté par le directeur général

Afin d’assurer un suivi des actions proposées, un comité directeur de la Ville sera mis en place sous la gouverne du directeur général.

Le plan d’action ne prévoit donc pas la création d’un «Conseil montréalais de la langue française», comme le demandait Accent Montréal dans une pétition signée par plus de 18 600 Montréalais depuis l’automne dernier. 

«Il y a différentes formules qui sont intéressantes. Mais, nous, ce qu’on souhaitait, c’est que la question de la langue française soit directement sous le directeur général qui a un regard sur tous les secteurs», a expliqué Valérie Plante.

Cathy Wong a précisé que la Ville ne s’opposait pas à l’idée d’Accent Montréal, mais souhaitait y aller «par séquence». «La première étape serait de mettre en place un comité directeur», a-t-elle ajouté. 

 

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