Montréal
11:23 17 avril 2021 | mise à jour le: 19 avril 2021 à 07:56 temps de lecture: 3 minutes

Lionel Carmant à la défense du vaccin Astrazeneca

Lionel Carmant à la défense du vaccin Astrazeneca
Photo: Courtoisie/Sarah BigrasLe ministre Lionel Carmant reçoit une dose d’Astrazeneca à la clinique de vaccination de Montréal-Nord.

De passage à la clinique de vaccination de Montréal-Nord pour recevoir sa première dose d’Astrazeneca, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant s’est porté à la défense du vaccin mal-aimé, invitant «particulièrement» les communautés culturelles à «prendre exemple» sur lui.

En attendant le résultat de l’étude du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) pour l’utilisation du vaccin Astrazeneca sur les moins de 55 ans, de nombreuses plages horaires sont vacantes pour les citoyens admissibles dans les centres de vaccinations à travers l’île.

Le ministre Carmant a donc voulu encourager la population à aller se faire vacciner «le plus rapidement possible» tout en profitant de l’occasion pour recommander le vaccin Astrazeneca.

«Le risque de complication est quand même de 4 à 10 par million, ce qui est très rare. C’est beaucoup moins que ceux qui prennent la pilule contraceptive, ceux qui fument, ou encore pire, ceux qui attrapent la COVID», affirme-t-il en précisant que le risque de faire une thrombose est 50 000 fois plus élevé lorsqu’on contracte le virus.

Au CIUSSS du Nord-de-l ’île-de-Montréal (NIM), environ 3000 doses d’Astrazeneca ont été administrées en date du 15 avril. L’engouement était élevé dans les premiers jours de plages horaires de vaccination sans rendez-vous pour les 55 ans et plus. Au premier jour, le CIUSSS NIM comptait 500 personnes vaccinées. La demande a significativement diminué par la suite.

Questionné sur la réticence de certaines communautés culturelles à se rendre aux centres de vaccination, le ministre Lionel Carmant a tenu à passer un message.

«Tout le monde doit se faire vacciner, moi j’ai des amis dans la communauté et dans le réseau de la santé qui n’ont pas été vaccinés et je leur dis tous, « prenez exemple sur moi »», souligne-t-il.

Actuellement, la couverture vaccinale des 60 ans et plus pour le CIUSSS NIM est de 76,2%, comparativement à 77,2% pour l’ensemble de la métropole. D’ici la fin du mois de mai, le ministre s’attend à ce qu’un million de personnes soient immunisées.

Moderna et les pharmacies

En raison des nombreux retards dans la distribution du vaccin Moderna, les pharmacies utiliseront également le vaccin Astrazeneca pour inoculer les 55 ans et plus. Ces dernières pourront appeler les aînés souffrant de maladies chroniques, selon une catégorisation en trois sous-groupes, favorisant les plus vulnérables.

Si les retards de Moderna ne devraient pas affecter le rendement de la vaccination jusqu’au 24 juin, la décision du CCNI quant à l’utilisation de l’Astrazeneca sur les moins de 55 ans pourrait être déterminante pour la suite.

«Les équipes sont complètes, on est déjà prêt pour vacciner beaucoup plus que ce qu’on fait actuellement. […] Mais encore une fois, il va falloir qu’on soit très agiles, va falloir faire des ajustements», souligne Lionel Carmant.

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