Montréal
11:48 6 mai 2021 | mise à jour le: 6 mai 2021 à 16:37 Temps de lecture: 3 minutes

Ligne bleue: le nom de Césira Parisotto évoqué pour l’une des stations

Ligne bleue: le nom de Césira Parisotto évoqué pour l’une des stations
Photo: Gracieuseté Ordre National du QuébecItalienne d'origine, canadienne et québécoise par choix, Césira Parisotto s'est consacrée aux oeuvres de charité durant l'ensemble de sa vie.

Évoquant l’importance de la parité hommes-femmes dans le paysage toponymique montréalais, la conseillère d’arrondissement Lili-Anne Tremblay écarte la proposition de nommer une future station de la ligne bleue pour honorer Giovanni Da Verrazzano. Elle suggère entre autres celui de Césira Parisotto, fondatrice de l’Hôpital Marie Clarac, une femme religieuse qui s’est consacrée aux œuvres de charité et qui fut nommée grande officière de l’Ordre national du Québec.

Née dans le nord de l’Italie en 1909, Césira Parisotto est arrivée à Montréal en 1949. Selon le site Web de l’Ordre national du Québec, Mme Parisotto «ne ménage aucun effort pour atteindre son objectif: soulager la misère humaine sous toutes ses formes sans discrimination de race, de couleur, de langue, de condition sociale et de religion.»

Elle est la fondatrice de plusieurs institutions. Outre l’Hôpital Marie Clarac, un centre hospitalier de convalescence et réadaptation, elle est à l’origine entre autres de l’École maternelle et primaire Marie Clarac, le Camp Mère Clarac, une colonie de vacances à St-Donat pour jeunes, l’École secondaire Marie Clarac et des résidences pour personnes âgées.

Sœur Parisotto est décédée le 16 décembre 1992. Elle est aussi membre de l’Ordre du Canada.

La place des femmes

Malgré l’œuvre remarquable qu’elle a accomplie au Québec, le nom de Césira Parisotto n’est pas encore inclus dans le répertoire public Toponym’Elles, une banque de noms créée en 2016 par la Ville de Montréal, visant à augmenter le nombre de femmes honorées par des noms de rues, parcs et autres places publiques. Celle-ci compte actuellement 435 noms.

L’arrondissement de Saint-Léonard a l’une des proportions de toponymes féminins les plus faibles à Montréal. Celle-ci se chiffre à un peu plus de 3%, selon des décomptes effectués par Métro Média en 2016 et 2020. Cinq arrondissements ont une proportion de plus de 10%, dont Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

« Les femmes sont sous-représentées dans la toponymie de Saint-Léonard et de Montréal. Par cette proposition je veux promouvoir des initiatives concrètes en faveur d’une féminisation des espaces publics. » – Lili-Anne Tremblay, conseillère d’arrondissement de Saint-Léonard-Est.

Renverser cette tendance est difficile puisque le cadre bâti de la métropole est presque achevé; près de 6000 voies et parcs publics sont déjà nommés, selon le site Web de la Ville de Montréal. Cette dernière «ne pourra procéder dans un proche avenir qu’à la désignation de quelques lieux, alors qu’elle possède déjà une banque de noms comprenant plus de 400 noms en attente d’attribution.»

En 2019, lorsqu’il fut le temps d’attribuer un nom à un nouveau parc dans Saint-Léonard, c’est celui d’Ermanno La Riccia, journaliste et homme de lettres d’origine italienne, qui a été choisi.

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