Montréal

Séisme en Haïti: Montréal-Nord apporte de l’aide sur le terrain

Des toiles ont été envoyées à Camp-Perrin.
Des toiles pour s’abriter et des bouteilles d’eau ont été distribuées aux familles. Photo: Gracieuseté/RIIOH

À peine deux mois après le séisme qui a secoué le sud-ouest d’Haïti, la cellule de crise de Montréal-Nord est passée à l’action. Un montant de 10 000 $ a été amassé et, surtout, de l’aide directe a été apportée à une cinquantaine de familles de la commune de Camp-Perrin.

Le groupe formé au mois d’août tenait à ce que l’argent amassé ne se perde pas en chemin.

Il s’est mobilisé rapidement pour apporter de l’aide directe au sud-ouest du pays, dans les villages isolés de Camp-Perrin et des Cayes, dévastés par le tremblement de terre et éloignés des grands centres.

Perpétue Sulne, une enseignante à la retraite, a coordonné une première action à Camp-Perrin. Elle-même originaire de l’endroit, elle s’y rend tous les étés pour les activités d’une fondation en éducation. Elle a de nombreux contacts sur place, dont Juliette Daguillard, une autre enseignante à la retraite.

 «Elle a pu accueillir les gens chez elle, offrir cinquante toiles pour s’abriter, en plus de bouteilles d’eau pour les familles», raconte Perpétue Sulne.

Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de prêter main-forte, d’aider sa communauté, de donner au suivant.

Perpétue Sulne, enseignante à la retraite et coordonnatrice de l’action sur le terrain

10 000$ amassés

La cellule de crise a atteint son objectif de 10 000 $ avec la campagne de financement lancée au mois d’août, notamment grâce à des dons de membres du Regroupement des intervenants et intervenantes d’origine haïtienne (RIIOH).

Le directeur de Radio Centre-Ville, Wanex Lalanne Zéphyr, a remis un chèque de 2000$ pour que de l’aide directe soit apportée sur le terrain.

De son côté, la députée de Bourassa-Sauvé, Paule Robitaille, a contribué personnellement avec sa famille à hauteur de 500 $, et son bureau de comté a remis 2000 $ à la Maison Sam X. L’ancienne journaliste a également participé à la coordination de l’opération à Camp-Perrin avec la cellule de crise à Montréal-Nord.

«Ça n’a pas coûté cher, mais on est intervenus auprès de 50 familles, on a fait une différence», s’est félicitée la réalisatrice du documentaire Le grand gâchis, sur la reconstruction d’Haïti après le tremblement de terre de 2010.

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