Montréal

GES et F1: la balle est dans le camp des organisateurs selon Plante

Photo: iStock

Questionnée au sujet de la position de son administration sur l’impact du Grand Prix de Montréal sur l’environnement, la mairesse de Montréal Valérie Plante jette la balle dans le camp des organisateurs du Grand Prix.

«La question, à ce moment-ci, j’ai envie qu’on la pose à ceux qui organisent cet évènement-là […] J’ai envie de savoir qu’est-ce que les organisateurs de la Formule 1 vont faire pour embarquer dans le train, embarquer dans la voiture de la transition écologique. Pour moi, ce sont des questions qui sont très pertinentes», a déclaré Mme Plante, lors d’une mêlée de presse vendredi.

Selon la mairesse, tous les secteurs d’activité doivent également se poser des questions lorsqu’il s’agit de la transition écologique. Ils doivent montrer à la population en quoi leur champ d’activité et leurs évènements s’inscrivent dans cette optique de changement. Pour elle, la tenue du Grand Prix représente une très bonne opportunité sur le plan économique.

«Je ne vous cacherai pas que de voir cette manne de touristes, les Montréalais, les gens de partout qui viennent vers le centre-ville pour profiter des Francofolies, du Grand Prix, des autres festivals qui s’en viennent, c’est une excellente nouvelle», a-t-elle ajouté.

L’enjeu de la pollution

Lors de chaque Grand Prix ou presque, l’enjeu de la pollution et des gaz à effet de serre (GES) revient sur la table.

Selon des chiffres de 2019, l’équivalent de 256 551 tonnes de GES serait relâché annuellement sur l’ensemble du circuit de Formule 1.

En 2017,  le nouveau Grand Prix de Formule électrique (Formule E), qui a eu lieu à Montréal à la fin du règne de Denis Coderre, a été présenté par les organisateurs et la Ville comme étant plus écologique. Mais une étude exhaustive menée par la firme TruCost est venue montrer que même si l’impact environnemental est moindre qu’avec la F1, la Formule E avait son lot de problèmes également, surtout compte tenu de la logistique. Il faut quand même transporter 41 voitures, 250 pneus, 51 batteries et 20 bornes de recharge, soit 250 tonnes de matériel, sur 55 000 km répartis sur trois continents.

Remplacer la Formule 1 par la Formule E n’est donc pas une solution intéressante en matière de transition écologique.

Un centre-ville aussi vert que possible

Hier encore, lors d’une mêlée de presse tenue à la suite de l’inauguration de l’Anneau à la Place Ville Marie, le membre du comité exécutif de la Ville Luc Rabouin affirmait qu’il fallait que le centre-ville de Montréal soit le «plus vert et le plus beau en Amérique du Nord».

Questionné également au sujet de la pollution liée à la F1, M. Rabouin déclarait que l’urgence climatique est une priorité de la Ville et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) avec «82 municipalités orientées sur la transition écologique».

La Ville de Montréal a l’intention de créer une zone zéro émission au sein du centre-ville.

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