Montréal

Les retards du REM, une occasion pour une véloroute?

Le Réseau Express Métropolitain (REM)
Le Réseau express métropolitain (REM) Photo: Gracieuseté

La concrétisation de l’antenne Ouest du REM prend du retard, mais ce retard pourrait-il offrir une occasion en or d’installer une véloroute dans cet axe de transport? Plusieurs élus croient que oui.

Un projet est dans l’air, qui relierait l’arrondissement Saint-Laurent à la ville de Deux-Montagnes, en passant par Pierrefonds-Roxboro et Laval. Il permettrait de passer de la gare Montpellier dans Saint-Laurent au parc des Arbres situé à Pierrefonds-Roxboro.

Les maires de ces secteurs ont cosigné une lettre ouverte afin de pousser la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) à réaliser ce projet. «Ce projet est sur la table depuis 2016, il ne doit surtout pas être renvoyé aux calendes grecques», écrivent-ils dans une lettre ouverte diffusée lundi. «Ça serait un pas de recul d’empêcher la réalisation du projet de véloroute au moment même où les villes travaillent main dans la main afin de développer des infrastructures de transports pour faciliter les déplacements entre l’île de Montréal et les couronnes.»

«Nos citoyennes et citoyens ont besoin d’alternatives de mobilité face aux problèmes de congestion. Favoriser le transport actif en intégrant un réseau cyclable sécuritaire nous apparaît une option intéressante pour accéder aux divers pôles d’emploi et désenclaver plusieurs secteurs», ajoutent-ils.

Le cabinet de la mairesse Valérie Plante travaille présentement à la concrétisation de cette véloroute dans l’antenne Ouest du REM. «Nous travaillons déjà avec l’ARTM, les arrondissements et les villes liées afin de proposer des solutions à CDPQ Infra lui permettant de concrétiser ce projet», indique l’attachée de presse principale à la Ville de Montréal, Catherine Cadotte.

Occasion à saisir

Vélo Québec abonde dans le même sens: les retards pris dans la concrétisation du REM constituent une occasion à saisir pour CDPQ Infra. «Tout le monde y gagne. C’est beaucoup plus facile de créer un réseau de vélo que des stationnements ou des lignes d’autobus», explique le PDG de l’organisme, Jean-François Rheault, en entrevue avec Métro.

«Si quelqu’un peut utiliser parfois le vélo et parfois le transport en commun, il a peut-être plus de chances de se débarrasser de sa voiture, ou bien de sa deuxième voiture», ajoute-t-il.

Progrès demandés

Lundi, le prestigieux Globe and Mail faisait l’éloge de l’administration Plante, notamment pour ses efforts reliés à la promotion du vélo. Pourtant, Vélo Québec estime que la Ville «peut certainement en faire plus» pour développer son réseau cyclable.

Si le réseau est bien développé dans Ville-Marie, Rosemont et Villeray, notamment aux alentours de la ligne de métro orange, le réseau pourrait être amélioré dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et dans les quartiers adjacents, considère M. Rheault.

«Il faudrait de meilleurs liens avec le transport en commun. C’est un peu ça la prochaine étape. Il faut prendre en compte une équité territoriale entre les arrondissements», dit-il. Il constate un «changement de ton» quant à l’ouverture de Montréal-Nord, Saint-Laurent et Saint-Léonard au sujet du développement d’un Réseau express vélo (REV).

«Il y a vraiment une volonté des parties prenantes d’augmenter le réseau cyclable de façon significative. Il y a une fenêtre d’opportunité, et la personne qui a la clef pour faire avancer les choses, c’est vraiment la mairesse», conclut-il.

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