Soutenez

REM: la couronne nord fustige CDPQ Infra

Les porte-paroles de la TPÉCN réunis devant la Gare de Mascouche. Dans l’ordre habituel: MmeMarlene Cordato, mairesse de Boisbriand, Mme Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny, M. Marc-André Plante, maire de Terrebonne, M. Denis Martin, maire de Deux-Montagnes et M. Guillaume Tremblay, maire de Mascouche.
Les porte-paroles de la TPÉCN réunis devant la Gare de Mascouche. Dans l’ordre habituel: MmeMarlene Cordato, mairesse de Boisbriand, Mme Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny, M. Marc-André Plante, maire de Terrebonne, M. Denis Martin, maire de Deux-Montagnes et M. Guillaume Tremblay, maire de Mascouche. Photo: Courtoisie

La Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) se sent oubliée et délaissée par les projets de Réseau express métropolitain et REM de l’Est, tous deux pilotés par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ Infra).

Les élus critiquent l’attitude de la CDPQ Infra qui «refuse de réaliser une étude crédible, sérieuse et transparente sur le prolongement du REM de l’Est vers la couronne nord». La TPÉCN demande à ce que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) prenne le relais afin que l’étude d’un prolongement soit réalisée.

Le REM de l’Est prévoit que son terminus à l’Est de Montréal s’établisse à Pointe-aux-Trembles à la limite de la couronne nord. «Pour la Table, il est incompréhensible de statuer sur le terminus du REM à Pointe-aux-Trembles, soit à moins de 5 km du territoire de la couronne nord, sans même considérer sérieusement les opportunités de prolongement dans notre secteur», explique le maire de Terrebonne, M. Marc-André Plante.

«Nous demandons formellement au gouvernement du Québec de mandater la CDPQ Infra afin que celleci collabore de façon constructive à la préparation d’un dossier d’opportunité par l’ARTM, portant sur le prolongement du REM jusqu’à Mascouche incluant des solutions pour la réhabilitation des infrastructures de la Ligne de Mascouche.» – M. Denis Martin, maire de Deux-Montagnes

Le maire de Mascouche et préfet de la MRC Les Moulins, M. Guillaume Tremblay, s’inquiète de la viabilité de la ligne de train à Mascouche. «Le REM de l’Est tel qu’il est porté actuellement par la CDPQ Infra signe l’arrêt de mort de la ligne de Mascouche dont la rentabilité est déjà fragilisée par les travaux de la phase 1 du REM et la pandémie qui entraîne la mise en place du télétravail à grande échelle et la diminution des déplacements vers le centre-ville.»

Plus à l’Ouest, le tracé du REM ne satisfait pas non plus la mairesse de Boisbriand, Mme Marlene Cordato. «Pour la Table, cette portion du réseau structurant doit assurément se rendre jusqu’à Boisbriand pour desservir les citoyens du centre de la couronne nord. Il faut éviter un scénario comme celui du REM de l’Est.»

Face à ces griefs, CDPQ Infra indique le projet de référence de l’est et du nord-est bénéficiera à tous les usagers de la région métropolitaine incluant les MRC des couronnes Nord. «Le REM de l’Est représente le plus important investissement en transport collectif dans l’histoire du Québec et son effet structurant s’étendra au-delà de la métropole», explique Virginie Cousineau, directrice affaires publiques et porte-parole du REM de l’Est.

«En ce qui attrait à la couronne Nord plus particulièrement, nous analysons également un projet pour Laval suivant le mandat du gouvernement du Québec; les conclusions de ces analyses seront présentées incessamment aux autorités compétentes.» – Virginie Cousineau, directrice affaires publiques et porte-parole du REM de l’Est

Le REM actuel contourne Laval pour terminer son tracé à la station Deux-Montagnes. Les riverains du milieu de la couronne nord doivent emprunter la ligne de Train Exo Saint-Jérôme pour se rendre en direction de Laval puis Montréal.

Tandis que le REM de l’Est termine son tracé à Montréal-Nord pour la partie nord et à Pointe-aux-Trembles pour la partie est. Le REM de l’Est ne s’aventure pas au-delà de la rivière des Prairies.

La première phase de consultation citoyenne a révélé que les trois thèmes qui interrogent le plus les citoyens sont le mode de transport choisi, le tracé et l’architecture urbaine. Le premier ministre, François Legault, souligne les coûts et les contraintes importantes associés à un REM qui passerait sous la terre ou au niveau du sol. Mais s’il y a une structure aérienne, «il faut que ça soit beau», avait-il dit.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.