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Enquête indépendante concernant l’annulation du défilé de la Fierté

Photo: Pablo Ortiz/Métro

À la suite du cafouillage ayant mené à l’annulation du défilé de Fierté Montréal, une enquête indépendante sera effectuée. Il s’agissait d’une demande déposée par la mairesse de Montréal Valérie Plante à l’organisme.

Mme Plante a rencontré Fierté Montréal hier. Lors de cette rencontre qui «s’est très bien passée», elle a demandé qu’une ressource externe se penche sur l’annulation du défilé. Dans les prochains mois, des recommandations seront émises pour garantir que les prochains défilés se déroulent avec succès.

«Le défilé de la Fierté est un événement incontournable de Montréal qui célèbre et valorise notre diversité. Il sera de retour l’année prochaine», a assuré Valérie Plante sur sa page Twitter.

La mairesse estime que des erreurs ont sûrement été commises «en amont» de l’événement, menant à son annulation imprévue. Si la Ville avait été prévenue des difficultés de Fierté Montréal à l’avance, jamais le défilé n’aurait été annulé. L’administration aurait été en mesure de fournir les ressources manquantes, a précisé la mairesse en entrevue à ICI Première.

L’annulation du défilé a été un «dur coup pour la réputation de Montréal», s’est désolée la mairesse. Contactée par Métro, Fierté Montréal n’a pas voulu se prononcer davantage sur la question. L’organisme veut attendre les résultats de l’enquête.

Festifs malgré tout

L’annulation du défilé n’a pas empêché la population montréalaise de fêter en grand. L’atmosphère était à la fête dans le quartier inclusif de Montréal dimanche, où les terrasses étaient bondées. Des marches spontanées ont eu lieu. «Je pense que les gens sont encore plus dedans parce que c’est annulé!» a dit Charlie Malo à Métro, tout sourire. La danse et la musique étaient au rendez-vous dès midi sur la rue Sainte-Catherine et dans ses bars. Couleurs vibrantes, drapeaux, paillettes et cuir étaient de mise.

Zoé Arcand – Métro

Certains participants et participantes arboraient des pancartes aux slogans divers, comme «Pride is not a festival». En effet, le défilé de Fierté Montréal a essuyé des critiques au cours des dernières années pour son ascendant corporatif. À la base, le défilé a été créé de manière spontanée pour dénoncer les violences policières envers la communauté lors d’une fête nommée Sex Garage. Quelques-unes des personnes participant aux célébrations s’étant déroulées dimanche dernier ont même avoué qu’iels n’auraient pas participé au défilé si celui-ci s’était déroulé comme prévu, mais que son annulation les a poussé.e.s à se joindre aux festivités et marches spontanées.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était présent sur place dimanche, mais ses agents sont très peu intervenus: ils s’occupaient généralement du trafic. Plusieurs policiers arboraient des broches ou des bracelets aux couleurs de l’arc-en-ciel. Les activités se sont déroulées de manière pacifique. Rappelons que le SPVM n’était à la base pas invité au défilé puisque Fierté Montréal jugeait que celui-ci avait encore du «travail à faire». En ce qui concerne les marches spontanées, les agents du SPVM ont simplement contrôlé le trafic au fur et à mesure que les manifestants avançaient.

En collaboration avec Zoé Arcand

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