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Les élèves des milieux vulnérables plus touchés par le décrochage scolaire

Les jeunes en «situation de vulnérabilité socioéconomique ou scolaire» se sont inscrits près de deux fois moins au cégep (35%), comparativement à la population en général (≈ 65%). Photo: SDI Productions, iStock

Le Réseau réussite Montréal (RRM) et le Regroupement des cégeps de Montréal (RCM) ont dévoilé une série de données sur les enjeux de décrochage et de réussite scolaire liés à la transition entre l’école secondaire et le collégial, lors d’un événement tenu le 3 novembre dernier.

Les données dressent un portrait des élèves finissants de 5e secondaire les plus à risque d’arrêter leurs études ou de décrocher du cégep.

Une transition difficile

Selon ces données, le taux de diplomation après quatre ou cinq ans des finissants du secondaire ne dépasse pas les 65% depuis les années 2000.

Alors que les élèves font face à de nombreux défis, le passage au cégep des élèves de secondaire est négligé par rapport aux transitions des niveaux scolaires inférieurs.

Les élèves sont confrontés à plusieurs choix pour la première fois, notamment celui de continuer, mettre sur pause ou d’arrêter leurs études pour intégrer le marché du travail. Le nombre et la diversité des formations peuvent aussi induire du stress chez les élèves.

Le passage à l’âge adulte, marqué par l’augmentation des responsabilités des jeunes, notamment en matière de budget et de logement, s’ajoute aux difficultés rencontrées par les jeunes.

Des élèves plus à risque que d’autres

Selon l’étude, plusieurs types d’élèves sont davantage à risque de décrocher de leurs études avant la fin de celles-ci.

Les données mettent en lumière des inégalités d’accès aux études collégiales, notamment lorsque les élèves ont suivi un programme régulier en école publique, comparativement au privé.

Les jeunes en «situation de vulnérabilité socioéconomique ou scolaire» se sont inscrits près de deux fois moins au cégep (35%), comparativement à la population en général (≈ 65%).

Certains facteurs augmenteraient les risques de décrochage, notamment les troubles d’apprentissage et de santé mentale, la défavorisation, une admission tardive au cégep, des résultats scolaires médiocres au secondaire, et même le genre. Selon les données, les garçons sont plus à risque d’abandonner leurs études que les filles, et «les jeunes issus de la diversité de genre et de sexe sont aussi plus susceptibles de vivre des difficultés, notamment d’ordre psychologique face au risque d’exclusion et de discrimination».

Une analyse de ces données permettra de mieux intégrer les élèves au cégep, plus particulièrement ceux les plus à risque de décrocher.

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