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Deux nouvelles stations universellement accessibles

Photo: Julien Perron-Gagné, gracieuseté STM.

Pie-IX et Villa-Maria deviennent les 22e et 23e stations de métro «universellement accessibles» du réseau montréalais. Mais ce n’est toujours pas assez, estime le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), qui souligne que 45 des stations ne le sont toujours pas.

Les accomplissements de la STM en termes d’accessibilité universelle sont colossaux, estime le président du conseil d’administration Éric Alan Caldwell. En ajoutant des ascenseurs aux stations de métro, «nous changeons le quotidien de l’ensemble de notre clientèle», juge-t-il. Le réseau de métro de Montréal compte 68 stations en tout.

L’accessibilité universelle constitue toutefois un enjeu plus complexe, rappelle le RAPLIQ. Les ascenseurs demeurent trop petits pour certains fauteuils motorisés et autres aides à la mobilité. «Souvent», les ascenseurs sont hors service. «On est content que ça avance, c’est clair», assure tout de même la présidente, Linda Gauthier.

Les rénovations auront ont permis, entre-autres, la mise à niveau de la boucle de bus située derrière la station station Villa-Maria et le remplacement des porte-papillon de l’édicule. Certaines sont maintenant motorisées pour faciliter l’accès à la station.

Dans le cas de Pie-IX, les rénovations auront permis l’agrandissement des édicules principaux et secondaires et l’élargissement du corridor sous-terrain. Les travaux auront couté 81 M$ et respecté l’échéancier et les budgets prévus, indique-t-on dans le communiqué de presse.

En 2015, le RAPLIQ a déposé un recours collectif contre la STM, la Ville de Montréal et l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) pour l’inaccessibilité de son réseau. «À l’époque, se souvient-elle, la STM comptait rendre accessible quelque chose comme 0.8 des stations par années. À leur rythme, le réseau serait devenu complètement accessible seulement en 2085», avertit-elle. Une décision sera rendue au printemps prochain.

C’est clair que là, la ville se pète les bretelles pis on est content, mais c’est nous autres qui sommes en arrière de ça.

Linda Gauthier, la présidente du RAPLIQ

L’adaptation des bus n’est pas satisfaisante non plus, dit la présidente. Souvent, «les chauffeurs ne sont vraiment pas conciliants», et peuvent mentir en disant que la rampe d’accès ne fonctionne pas. «Mais nous on peut l’entendre au bruit que la rampe d’accès fonctionne ou pas, assure Mme Gauthier, on le sait quand ils nous mentent. C’est de la discrimination».

«Plus d’éducation populaire au niveau des chauffeurs et du grand public» est également nécessaire, juge-t-elle. Car souvent, les personnes à mobilité réduite se font reprocher de ne pas prendre les transports adaptés quand ils prennent le bus ou le métro.

Les transports collectifs offrent beaucoup plus de spontanéité, comme il n’est pas nécessaire de réserver avant de les utiliser, contrairement aux transports adaptés.

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