Montréal
23:00 24 avril 2013 | mise à jour le: 25 avril 2013 à 16:17 temps de lecture: 3 minutes

Les extraterrestres arrivent à Montréal

Les extraterrestres arrivent à Montréal
Photo: Getty Images

À quoi ressemblent les extraterrestres? C’est le titre croustillant d’une conférence ouverte au public qui se tiendra le mardi 30 avril au Planétarium. Et comme il n’y en a pas que pour Hubert Reeves dans la galaxie, c’est l’astrophysicien français Roland Lehoucq qui sera à l’honneur.

À quoi ça ressemble un extraterrestre?
Difficile à dire. On ne sait même pas s’ils existent! Certains astrophysiciens pensent qu’étant donné le nombre de planètes dans la galaxie, c’est très probable. Mais d’autres disent que les conditions à réunir sont tellement nombreuses que c’est quasi impossible. La conférence cherche plutôt à montrer que l’image des extraterrestres dans les films ou les livres n’est pas très originale, parce qu’elle s’appuie sur des références humaines connues. Par exemple, dans Avatar, le banshee volant est un mélange de ptérosaure, de dragon, de dauphin et de crocodile. Les extraterrestres pourraient tout aussi bien prendre la forme d’une simple bactérie ou d’un Hallucigenia, une sorte de ver avec des tentacules vieux de 540 millions d’années dont on a retrouvé des fossiles en Colombie-Britannique. Il s’agit de montrer qu’il y a sur terre des formes de vie dont on n’imaginait même pas l’existence il y a quelques années.

On sait par contre à quoi ils ne ressemblent pas…
Oui parce que, même si la palette de possibilités est grande, il y a des contraintes chimiques ou physiques, quelle que soit la planète étudiée. Ainsi, un extraterrestre ne pourrait pas prendre la forme d’un éléphant de 20 mètres de haut, car il s’écraserait à cause de la gravité. Pour d’autres raisons, un bipède de plus de trois mètres n’est pas non plus envisageable. Mais on peut s’interroger sur certaines des particularités qu’il pourrait avoir, comme les yeux, qui varieraient selon la présence d’un soleil ou d’une étoile ayant une couleur plus rouge ou plus bleutée…

Et où aurait-on le plus de chances d’en trouver?
Les endroits que les astrophysiciens étudient le plus actuellement, ce sont les exoplanètes, des planètes en orbite autour d’une étoile autre que le soleil. Ils cherchent des planètes aux caractéristiques voisines de celles de la Terre. Mais en science, les certitudes changent rapidement. Imaginez que ce n’est qu’en 1995 qu’on a découvert la première exoplanète. Aujourd’hui, on en a déniché environ 900 et dans 10 ou 15 ans, ce sera encore plus. Grâce à l’évolution des techniques de spectroscopie atmosphérique, on devrait alors être capable de caractériser avec précision la composition atmosphérique d’une planète. On pourra ainsi déceler à distance l’émission de certains gaz synonymes de l’existence possible d’une vie extraterrestre.

Plus de détails sur la conférence ici

Et aussi:

Un des membres de l’Association québécoise d’ufologie organise le mercredi 1er mai (18h30) à Verdun, une conférence intitulée  Le gouvernement et les ovnis – À l’aube des révélations. Coût d’entrée 15$. S’inscire à garpan.ufologie@gmail.com

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