Une manifestation agitée, mais écourtée
Quelque 450 personnes ont été arrêtées mercredi soir lors de la marche organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) qui s’est rapidement terminée par une souricière.
Selon la CLAC, ce sont 2000 manifestants qui se sont rassemblés vers 18h près de l’Hôtel de Ville au son des fanfares et tambours anarchistes.
Moins de 20 minutes plus tard, alors que plusieurs escarmouches avaient déjà eu lieu, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a décrété le rassemblement illégal en vertu du règlement municipal P6. Cette loi rend illégale toute manifestation pour laquelle les organisateurs n’ont pas fourni d’itinéraire et à laquelle les participants sont masqués.
Faisant fi de l’ordre de dispersion, quelques centaines de participants ont poursuivi la marche en direction du Club privé 357c, sur l‘avenue des Communes. Les policiers ont alors bloqué les manifestants près du Musée de la Pointes-à-Callières vers 19h30 et ont pris en souricière quelques centaines d’individus.
Tout en repoussant les autres manifestants, les policiers ont fait la lecture de leurs droits aux militants. Ceux-ci ont été progressivement emmenés dans des autobus de la Société de transports de Montréal (STM).
Le sergent Jean-Bruno Latour a indiqué que les arrestations en dehors de la souricière sont liées à des «actes criminels», qui ont été commis vers le lieu de rassemblement, où des «bâtons et boules de billard» auraient été utilisés contre les policiers.
Les organisateurs de la marche ont déploré les arrestations massives, ne se disant toutefois pas responsables des actes violents. «Malgré tout, cet évènement aura permis de mettre en lumière le mécontentement et la grogne de la population envers ce système fondamentalement corrompu», a souligné William Tremblay, porte-parole de la CLAC.
Le Club privé 357c
Les organisateurs désiraient terminer la marche devant le Club privé 357c, qui a été nommé à plusieurs reprises devant la Commission Charbonneau. C’est à cet endroit que plusieurs personnalités politiques telles que Line Beauchamp et Frank Zampino ont rencontré des collecteurs de fonds.
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