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Blocages d’intersections abusifs: il faut que ça cesse, martèle le SPVM

Les policières et policiers du SPVM ont remis des constats d'infractions aux automobilistes.
Les policières et policiers du SPVM ont remis des constats d'infraction aux automobilistes. Photo: Clément Bolano, Métro

«Il y a beaucoup d’infractions, soupire la commandante du poste de quartier (PDQ) 22 Krisztina Balogh. C’est la raison pour laquelle on fait cette opération-là: on veut que ça cesse le plus rapidement possible.» Cette «opération», elle se déroulait à l’angle des rues Sherbrooke et de Bordeaux, tôt en matinée le mardi 28 mars, et visait à en finir avec les interblocages — le blocage au niveau des intersections.

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Pendant un peu plus de deux heures, le SPVM s’est activé à remettre des constats d’infraction aux contrevenants. «Ce qu’on observe, c’est que les gens vont forcer leur passage à l’intersection, vont être pris au feu rouge, dans le milieu de l’intersection et vont l’entraver», décrit la commandante.

Premier problème: cela empêche la fluidité et aggrave le trafic. C’est également une source de danger pour les vélos, planches et toute la micromobilité, de même que les piétons. «C’est ce qu’on veut qui cesse», martèle la commandante. D’autant que l’arrivée du printemps rime avec le retour de la mobilité active.

Attention à l’achalandage sur la route

Les véhicules qui bloquent les intersections constituent un problème sur lequel la police a «beaucoup travaillé», mais qui «ne semble pas cesser», souligne Krisztina Balogh. Souvent, des automobilistes se positionnent au milieu de l’intersection alors que le feu est vert. Ils se rendent ensuite compte qu’ils n’ont pas assez d’espace pour traverser puisque la circulation n’avance tout simplement pas, et se retrouvent ainsi en infraction.

Les agents du SPVM surveillent la circulation pour repérer les contrevenants. Photo: Clément Bolano, Métro

Les feux rouges constituent également un «classique» de l’interblocage; des conducteurs se retrouveront bloqués au milieu de la route au feu rouge, faute de place pour avancer en raison de la congestion.

«À certaines intersections, on a des brigadiers, on a des écoles. Souvent, les blocages vont empêcher les brigadiers de bien faire leur travail. Ceux-ci vont contourner les voitures avec les enfants pour les faire traverser, ce qui est extrêmement dangereux», ajoute la commandante.

Plus de 100 infractions en 2 heures

Pour faire changer les comportements, les forces de l’ordre passent ainsi par la case «prévention», afin de sensibiliser les automobilistes à l’infraction. «On leur explique l’infraction qu’ils ont commise et on leur remet un document [NDLR: pas un constat d’infraction, mais un document rappelant les infractions et les pénalités correspondantes]. On s’attend à ce que les gens comprennent pour ne pas que ça se répète», note Mme Balogh.

Une agente du SPVM donne un constat d’infraction à un automobiliste. Photo: Clément Bolano, Métro

Ses équipes sont présentes aux heures de pointe, matin et soir. «Le lundi, à Montréal, n’est pas la journée la plus chargée pour la circulation, et on a remis plus de 100 [constats d’infractions]», relève la commandante du PDQ 22.

Ces opérations menées par le PDQ 22, épaulé par la Division de la sécurité routière et des patrouilles spécialisées, dureront jusqu’au 31 mars. Elles se concentrent notamment autour du pont Jacques-Cartier, un secteur propice au phénomène. D’autres opérations de ce type devraient suivre.

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