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Un ancien maire de Montréal victime d’une agression au volant

Le 43e maire de Montréal, Laurent Blanchard, en 2013. Photo: Archives Métro

La Cour municipale de Montréal a reconnu coupable l’automobiliste Philippe Gimonet d’une violente agression sur l’ex-maire de Montréal Laurent Blanchard. Ce dernier dirigeait la métropole avant Valérie Plante et Denis Coderre.

Laurent Blanchard a été agressé au volant le 11 juin 2020. Alors qu’il conduisait, l’ancien maire s’est arrêté dans la circulation et a accroché la porte de la voiture voisine. Le conducteur de l’autre véhicule, M. Gimonet, a alors violemment interpellé l’ancien maire – dont il ignorait l’identité -, le menaçant de mort.

Laurent Blanchard est alors retourné dans son automobile avant d’être poursuivi par l’accusé. Après avoir forcé M. Blanchard à s’arrêter en lui bloquant la route, l’agresseur l’a à nouveau menacé de mort et lui a décoché un coup de poing ayant causé trois fractures au visage de l’ancien maire.

Le 10 mars, l’accusé a reconnu sa culpabilité et la Cour municipale de la Ville de Montréal l’a condamné à 120 heures de travail communautaire et trois mois d’assignation à domicile. Il sera en probation pour une durée de trois ans.

En plus d’une probation, la défense demandait une absolution conditionnelle – non obtenue -, tandis que la poursuite réclamait une peine de prison ferme de trois mois.

Des circonstances aggravantes et atténuantes

Dans son jugement, la cour municipale évoque des circonstances aggravantes pour l’accusé âgé de 26 ans. On y mentionne un contexte de rage au volant, la gratuité de l’attaque, l’acharnement et les séquelles importantes pour Laurent Blanchard.

En effet, l’homme qui a dirigé par intérim Montréal pendant quatre mois a subi d’importantes séquelles, y compris des problèmes de vision qui persistent et un traumatisme psychologique. Il était âgé de 68 ans au moment des faits.

Au contraire, l’absence de casier judiciaire de l’accusé ainsi que ses remords sincères, sa reconnaissance de culpabilité, ses consultations en thérapie et son faible risque de récidive ont été jugés comme des circonstances atténuantes.

Laurent Blanchard a été maire intérimaire de Montréal en 2013, juste avant l’élection de Denis Coderre, alors que Michael Applebaum venait de démissionner sur fond de scandale de corruption. M. Applebaum n’était en poste que depuis quelques mois, après avoir succédé à l’ancien maire Gérald Tremblay, également parti à cause de scandales.

Avant d’être maire, Laurent Blanchard était conseiller municipal d’Hochelaga, avec Vision Montréal – le parti d’opposition à M. Tremblay – de 2005 à 2013.

Aux élections municipales de 2013, M. Blanchard n’a pas brigué la mairie de Montréal, mais s’est représenté dans Hochelaga, sous la bannière de Coalition Montréal. Il a alors perdu, avec un écart de 700 voix, face à Éric Alan Caldwell, qui est depuis le représentant de ce district pour Projet Montréal.

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