Le Technopôle Angus premier de classe au Canada
Quand les Shop Angus ont fermé leurs portes en 1992, peu de gens auraient pu croire que le site recevrait, une quinzaine d’années plus tard, la première certification environnementale LEED-ND Or (Leadership in Energy and Environmental Design for Neighborhood Development) au Canada.
C’est pourtant ce qu’a annoncé hier le président-directeur général du Technopôle Angus, Christian Yaccarini.
«On est assez fier d’être le premier projet au Canada à obtenir la certification et d’être seulement le deuxième à l’extérieur des États-Unis, après le village olympique de Beijing», a-t-il indiqué, avant de rappeler que l’argent n’avait pas été un problème à Beijing. «Ce qui n’était pas le cas pour Angus.»
Seul parc d’entreprises au Québec à ne pas être subventionné, le Technopôle Angus est l’un des 18 projets à avoir obtenu la certification dans le monde. Pas moins de 238 projets pilotes avaient été soumis, dont ceux du campus Outremont et de l’ancien site de GM à Boisbriand.
Quartier vert
Le Technopôle Angus s’est particulièrement distingué dans les domaines de l’aménagement d’espaces verts et du transport urbain.
Uniquement en matière de transport, le Technopôle a réduit le nombre de places de stationnement offertes aux entreprises, a convaincu la Société de transport de Montréal (STM) d’implanter l’autobus 25 en direction du métro Sherbrooke, a organisé un programme de covoiturage inter-entreprises, a conclu une entente avec Communauto pour offrir quatre voitures en libre service et a fourni aux entreprises une CAM pour chaque 1 000 pieds carrés d’espace locatif.
«Tout ce qu’on fait, on le fait à nos frais, a rappelé Christian Yaccarini. C’est très difficile de faire du développement durable dans ce contexte. Si on veut continuer, on aura besoin de l’appui des pouvoirs publics. On ne peut pas toujours tout faire tout seul.»
M. Yaccarini ne semble toutefois pas très optimiste. «Tout le monde parle de développement durable, a-t-il expliqué. Mais concrètement, quand on est sur le terrain pour en faire, on te considère comme une bibitte.»