Partis politiques interpellés pour le logement
Les groupes de défense des locataires ont demandé aux partis politiques de prendre des engagements clairs en matière de contrôle des prix des loyers, hier.
«Les partis parlent beaucoup d’économie, mais peu de logement, a indiqué France Émond, porte-parole du Regroupement des comités de logement et Associations de locataires du Québec (RCLALQ). On deman-de aux partis de prendre des engagements clairs et d’imposer un vrai contrôle des loyers.»
Le RCLALQ souhaite l’intervention des partis politiques en raison de «l’inefficacité» de la Régie du logement sur la fixation des prix.
Les propriétaires ne sont pas tenus respecter la hausse proposée par la Régie et n’ont pas à craindre de représailles s’ils n’indiquent pas le prix du loyer payé par les anciens locataires à la signature d’un nouveau bail.
Ce manque de contrôle aurait entraîné certains abus, affirment les défenseurs des droits des locataires.
Hausses trop importantes
Les données compilées par le RCLALQ entre janvier et avril montrent que les locataires montréalais ont subi, en moyenne, des hausses de 4,3 % de leur loyer en 2008, alors que l’indice d’ajustement de la Régie prévoyait des augmentations de 0,7 %.
Les hausses ont été encore plus importantes dans les quartiers centraux comme le Plateau Mont-Royal et Centre-Sud, où les loyers ont grimpé en moyenne de 4,7 %, et dans les quartiers en voie d’embourgeoisement, comme Hochelaga-Maisonneuve et Verdun, où les hausses moyennes se sont chiffrées à 4,9 % et 5,3 % respectivement.
Solutions simples
Afin de mieux contrôler les augmentations, le RCLALQ propose de mettre sur pied un registre des baux afin que les nouveaux locataires puissent connaître le prix que payaient les précédents occupants.
Le RCLALQ souhaiterait également que le gouvernement trouve une façon de rendre opérante la disposition qui oblige les propriétaires à indiquer, sur le bail, le prix précédemment chargé pour le loyer, une disposition rarement respectée.