Fin du conflit de travail au Reine Elizabeth
Les syndiqués en grève du Fairmount Reine Elizabeth sont rentrés au travail hier après deux mois et demi de moyens de pression. Et ils y retournent de gaieté de cÅ“ur puisqu’ils ont voté à 94 % en faveur de leur nouvelle convention collective.
«Nous sommes très satisfaits de l’entente, a affirmé le président du syndicat Pascal Côté. Nous avons obtenu ce que nous demandions et les négociations se sont déroulées dans le respect. Je peux dire que l’ambiance de travail était excellente [hier] matin.»
L’entente négociée prévoit, entre autres, l’augmentation de la prime de nuit, l’amélioration des vacances et des conditions permettant la diminution de la charge de travail des femmes de chambre. Les salariés à temps partiel obtiennent aussi de meilleures conditions et seront notamment couverts par le régime d’assurance collective.
«Nous avons toujours offert des conditions de travail très avantageuses dans le domaine de l’hôtellerie, et nous voulions poursuivre cette tradition, a indiqué la directrice des relations publiques de l’hôtel, Johanne Papineau. Après plus de 300 heures de négociations, nous sommes très contents du dénouement.»
Deux conflits persistent
Si les employés du Fairmount Reine Elizabeth rentrent au travail alors que le temps se fait de plus en plus frisquet, ceux du Sheraton Four Points, en grève, et ceux du Holiday Inn de Longueuil, en lock-out, sont toujours sur le trottoir.
«Nous allons continuer de les appuyer, nous ne les laisserons pas tomber, parce que pour eux c’est très difficile, convient le président du syndicat du Reine Elizabeth. Comme nous accaparions la moitié du fond d’appui pour les travailleurs en hôtellerie, ils vont maintenant avoir un peu plus d’argent pour poursuivre leur lutte.»
Les 75 professionnels du Holiday Inn Longueuil sont en lock-out depuis près de 4 mois et demi. Ceux du Sheraton Four Points de Montréal ont déclenché une grève le 25 août, soit trois jours avant les syndiqués du Reine Elizabeth.