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L’est de Montréal est plus vulnérable aux vagues de chaleur

Des gens se promènent sur la rue Sainte-Catherine Ouest, en face de la Place des Arts. Photo: Josie Desmarais/Archives Métro

L’intensité de l’impact des vagues de chaleur et canicules varie selon l’environnement, mais aussi selon la démographie socioéconomique. Alors que la planète bat des records de chaleur, un outil cartographique de l’Université Laval montre les endroits de Montréal où les effets de ces températures dangereuses sont les plus intenses.

Le premier constat qui frappe lorsque l’on regarde la carte est la concentration de zones de «très forte» exposition aux vagues de chaleur dans l’est de l’île, une région historiquement industrielle. La frontière est presque nette; à l’est du mont Royal, on trouve beaucoup de zones à «forte» et «très forte» exposition, tandis qu’à l’ouest, on trouve davantage de zones à «faible» et «très faible» exposition.

Inégalités économiques et inégalités climatiques

Les régions les plus exposées sont celles qui bordent l’autoroute 40 dans l’est, comme Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Saint-Léonard, Rosemont et Anjou, ainsi que les arrondissements du nord-est de la ville, comme Montréal-Nord. Plusieurs relevés statistiques font souvent figurer ces arrondissements parmi ceux où les revenus sont moins élevés. Une situation qui est en corrélation directe avec la vulnérabilité aux vagues de chaleur.

Photo: capture d’écran, Département de géographie
Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, Université Laval

La vulnérabilité de ces populations a été établie selon des «données socio-économiques, démographiques et de caractérisation de l’environnement bâti associé à la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur accablante», décrivent les chercheurs derrière l’outil.

Un élément qui module «les effets des vagues de chaleur sur la santé et le bien-être des communautés» est «la capacité des personnes à accéder à des ressources, notamment à un logement adéquat».

Une menace à ne pas sous-estimer

«Les personnes habitant en zone de forte vulnérabilité étaient 1,5 fois plus susceptibles de mourir que celles vivant en zone de moindre vulnérabilité», peut-on lire sur le site web de l’outil. Les données font référence à une étude portant sur «la vague de chaleur ayant sévi du 29 juin au 5 juillet 2018 dans la région de Laval».

Avec les changements climatiques, la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur au Canada va en augmentant. «Par exemple, à l’été 2021, en Colombie-Britannique, on a recensé 619 décès liés à la chaleur. Quatre-vingt-treize pour cent d’entre eux ont eu lieu la semaine du 25 juin au 1er juillet seulement, alors que le mercure est monté jusqu’à 49,6 degrés Celsius dans le village de Lytton», affirment les chercheurs qui ont conçu l’outil.

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