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L'Imagerie, une belle grande maison

Mardi, 18 h. L’Imagerie, une maison de jeunes du Plateau est plutôt calme. Les murs colorés, peints par les ados qui y ont défilé depuis 1979, fait foi de la créativité des 12-18 ans.

Vendredi, les jeunes qui fréquentent l’Imagerie présenteront, dans le cadre d’un grand gala regroupant les maisons de jeunes de la région, le numéro qu’ils préparent depuis quelque temps en prévision de la 11e Journée des maisons de jeunes. Un mélange de danse, de théâtre et de beat-box avec une bonne dose d’absurdité.

«Les jeunes qui viennent ont un besoin de s’exprimer. Ils ont une envie de dire, de montrer», lance Anne Lalancette, animatrice depuis quatre ans à l’Imagerie.

Ici, personne n’a les deux pieds dans la même bottine. Match d’impro, jonglerie, photo, jeux de rôle, les activités ne manquent pas. «Nous sommes là pour guider les jeunes. Ce sont eux qui arrivent avec les idées», explique l’animatrice de 28 ans.

«On est là pour leur offrir un endroit à eux. Ça permet [aux jeunes] de se connaître dans un autre contexte que l’école», ajoute Claudia Fiore, 24 ans, une autre animatrice.

Les maisons de jeunes, un concept lancé dans les années 1970 au Québec, n’existent donc pas pour combler un manque familial. «C’est un complément. On n’est pas là pour remplacer la famille», dit Anne. «Ce sont des amis qui sont là pour t’accueillir dans une belle grande maison», image Antoine, 15 ans, qui rêve de faire du cinéma.

«C’est vrai que les jeunes viennent souvent de familles monoparentales ou éclatées. Donc, ça aide d’avoir plusieurs modèles adultes», concède Anne.

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