Du bon air, sauf pour le smog
La qualité de l’air s’est un peu améliorée à Montréal en 2007, même si le nombre d’avertissements de smog a grimpé.
Selon le rapport 2007 du Réseau de surveillance de la qualité de l’air (RSQA), la Ville a connu 44 journées de mauvaise qualité de l’air en 2007. Le moins bon score date de 2004, avec 75 jours.
«Les particules fines – feux d’artifice et chauffage au bois – sont à l’origine de la majorité des journées de mauvaise qualité de l’air (35 sur 44)», selon le RSQA.
Si l’est de l’île, avec son secteur pétrochimique, reste la zone où l’air est le moins bon, la situation s’y est améliorée, indique le RSQA, qui note que les concentrations de dioxyde de soufre et de benzène ont diminué respectivement de 38 % et de 20 % en 2007.
Les 26 journées de smog sur l’île de Montréal viennent toutefois assombrir le tableau. On en a comptabilisé 14 pendant la saison estivale et 12 l’hiver.
«On ne peut pas dire qu’on a une très bonne qualité de l’air à Montréal», pense Coralie Deny, chargée de projet au Conseil régional de l’environnement de Montréal. Selon elle, la Ville et les gouvernements devraient être beaucoup plus proactifs pour réduire la circulation automobile et réglementer l’utilisation de poêles à bois.