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Raplapla: Les poupées 100% montréalaises d'Érica Perrot

L’atelier d’Érica Perrot à Montréal ressemble à une caverne d’Ali Baba pour les enfants. Des dizaines de poupées, de toutes les formes et de toutes les couleurs, s’y entassent dans tous les coins.

«C’est Monsieur Tsé-Tsé, notre modèle le plus populaire», raconte la jeune artisane de 31 ans, en présentant un petit animal beige mignon comme tout.

Il y a trois ans et demi, Érica Perrot a démarré son entreprise, Les poupées Raplapla. Elle fabrique ces jouets à Montréal, à partir de matériaux de qualité. La jeune femme ne fait pas de concessions! «Il y a déjà des gens qui sont venus me voir et qui m’ont dit : « J’achète ton modèle, on va le faire produire en Asie. » J’ai refusé. Ce que je veux, c’est être le maître de ma production.»

«Depuis que j’ai commencé à faire des poupées, je me suis rendu compte à quel point les tissus coûtent cher. En plus, il y a beaucoup de pollution associée à ça.» Ses amis designers l’ont donc invitée à se servir de leurs retailles de tissu. Elle  a alors découvert une véritable mine d’or. «Juste dans la petite industrie de la mode à Montréal, les gens jettent des kilos et des kilos de tissu à la poubelle», déplore-t-elle.

Des poupées personnalisées

Les poupées Raplapla ont chacune leur personnalité et leur histoire. On peut savoir dans quelle ville elles vivent, quel emploi elles occupent et ce qu’elles aiment manger. «Elles sont toutes très gourmandes, elles mangent beaucoup de pâtisseries!» révèle Érica. Lorsqu’elle aura plus de temps, la jeune femme aimerait beaucoup écrire une histoire dont ses poupées seraient les personnages.

Après avoir grandi en Suisse et en France, Érica est venue au Québec pour y faire des études en design de mode au Collège Lasalle. Elle a décidé de s’installer à Montréal et a eu deux enfants. Elle a d’abord travaillé comme couturière pour le théâtre, ce qui était, à l’origine, ce qu’elle voulait faire comme métier. Parallèlement à son travail, elle fabriquait de petits objets pour les enfants : des bavettes, des jouets, etc.

Un jour, elle a cousu une petite poupée pour sa plus jeune fille. Celle-ci l’a immédiatement adorée et l’emmenait partout avec elle. Une connaissance d’Érica lui a alors fortement recommandé de se lancer en affaires.

«Chaque matin, en me mettant au travail, je suis contente. Dans l’ensemble, c’est vraiment un boulot motivant et super chouette, mais financièrement, c’est un défi énorme», avoue-t-elle. Elle explique que plusieurs personnes l’ont contactée pour recevoir des conseils sur le démarrage d’un projet artistique. Elle les encourage toujours, mais elle les prévient qu’elle passe la majeure partie de son temps à gérer son entreprise. Le temps qu’elle dédie à la création est assez limité.

Comme l’entreprise Les poupées Raplapla en est encore à ses premiers balbutiements, elle n’est pas vraiment touchée par la crise économique qui secoue le monde. Érica Perrot souhaite toutefois que les gens changent d’attitude par rapport à la consommation. «Peut-être que les gens vont faire le choix d’acheter un produit qui a une vraie valeur, qui est fabriqué au Canada, dans de bonnes conditions, plutôt que d’aller acheter des jouets qui vont se briser dans deux minutes», espère-t-elle.

Site officiel: www.raplapla.com

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