Soutenez

Côtes-des-Neiges: un charmant brouhaha

Côte-des-Neiges est un monde à part sur la planète Montréal. Réso­lument cosmopolite et anticonformiste, ce quartier est synonyme de nouveau départ pour de nombreux néo-Montréalais.

Pas étonnant qu’on puisse y trouver aussi facilement de l’attiéké – plat national de la Côte d’Ivoire – et du sel cachère. Cambodgiens, Sri-Lankais, Maliens, Maghrébins et juifs orthodoxes partagent souvent leurs premiers instants en sol canadien dans ce quartier, le plus populeux et le plus diversifié de la métropole.

Selon Statistique Canada, les nouveaux arrivants cons­tituent environ la moitié des Côte-des-Neigeois. La plupart d’entre eux sont des immigrants de première génération, y ayant élu domicile entre 2001 et 2006.

Mais Côte-des-Neiges n’est pas qu’exotisme et diversité. Chaque année, des milliers d’étudiants universitaires y déposent leurs valises. Des neurones québécois, canadiens et étrangers carburent – parfois 24 heures sur 24 – à la caféine et à l’internet sans fil dans les nombreux commerces du quartier.

Et pour plusieurs de ces universitaires, ces années passées dans le quartier constituent leur initiation à la vie adulte : premier appartement, premiers comptes à payer, premières dettes d’études… et premières nuits d’angoisse!

Si elle est terre d’accueil, Côte-des-Neiges charme aussi par ses paradoxes. Le quartier, béton au nord et verdure au sud, est économiquement pauvre (40 % de sa population vit sous le seuil de la pauvreté), mais accueille quotidiennement l’élite de demain dans ses distingués collèges privés. À 2 h du matin, on y fait son marché plus facilement qu’on y trinque quelques verres de bière. Le paradoxe suprême pour un quartier universitaire, quoi!
    
Montréal en 10 coups de cÅ“ur :

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.