Un usager prend les rênes à la STM
La nomination de Michel Labrecque à titre de président de la Société de transport de Montréal (STM) a été applaudie par Équiterre et le Conseil régional de l’environnement de Montréal. Ce dernier considère «qu’il n’y a pas de meilleur ambassadeur pour les transports collectifs». «C’est une pression utile, ces commentaires favorables. Tout ce que je peux dire, c’est que je vais essayer de faire plus que de mon mieux», a indiqué M. Labrecque à Métro hier.
Il aimerait entre autres implanter de nouvelles technologies d’information afin de communiquer en temps réel ce qui se passe sur le réseau. «Bien sûr, je souhaite voir augmenter l’achalandage et la qualité du service, et faire en sorte qu’il y ait moins de pannes. L’élément le plus important pour réaliser tout ça reste les investissements», a mentionné le nouveau président de la STM.
Le conseiller municipal du Plateau-Mont-Royal et usager assidu des transport en commun – il n’a pas de permis de conduire – affirme ne pas vouloir faire de changements «de tous bords, tous côtés» ni «arriver avec 36 000 idées nouvelles pour la STM». Selon lui, les bonnes idées sont déjà toutes écrites, notamment dans le Plan de transport. On pense ainsi au retour de la voie réservée sur le boulevard Pie-IX, à l’arrivée du tramway et à l’installation d’ascenseurs dans les stations de métro.
«Je suis chanceux, car je prends les rênes d’une Société de transport en santé. Grâce à Claude Trudel [ancien président de la STM], tous les paliers de gouvernements ont investi dans la STM, il y aura bientôt de nouveaux autobus et nous aurons de toutes nouvelles rames de métro dans quelques années. Avec lui, "on avançait en avant"!» a dit cet ancien président du CRE de Montréal, qui dirigera les destinées du transport en commun dans la métropole pour les prochaines années.