Infrastructures : Montréal demande 1,2 G$
Face à la crise économique qui guette la métropole, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a proposé des projets d’infrastructures qui totaliseraient 1,2 G$ et qui permettraient de créer près de 16 000 emplois.
M. Tremblay a joint sa voix à celle de ses homologues, réunis dans le cadre du Caucus des maires des grandes villes du Canada, hier, pour demander au gouvernement fédéral d’investir massivement dans les infrastructures des villes du pays.
«Notre économie a besoin d’un stimulus majeur à court terme, a indiqué le maire Tremblay. Tous les décideurs publics doivent conjuguer leurs efforts pour résoudre la crise qui prévaut.»
Le dernier budget de la Ville de Montréal prévoit une enveloppe de 3,46 G$, répartie sur trois ans, afin de mener à terme des travaux d’infrastructures et de grands projets. Les sommes supplémentaires demandées à Ottawa permettraient à la Ville d’accélérer les travaux prévus et «d’assurer un impact immédiat sur l’économie».
Parmi les priorités établies par Montréal, la réfection, le réaménagement et la construction de routes et de pistes cyclables pourraient représenter un investissement de 172 M$, selon la Fédération canadienne des municipalités.
Des chantiers pour stimuler l’économie
La Fédération canadienne des municipalités (FCM) mise sur quelque 1 100 projets en matière d’infrastructures, d’une valeur de 13,7 G$, pour stimuler l’économie du pays.
La FCM demande à Ottawa de fournir aux municipalités les moyens de réaliser ces projets, qui pourraient créer plus de 100 000 emplois.
«Ce ne sont pas des projets sexy, a déclaré Gabriel Miller, de la FCM. Mais ils permettent de donner des emplois aux gens et d’investir dans les villes. En plus, ce sont des projets qui ne nécessitent pas de longues discussions politiques.»
Le milieu municipal propose au gouvernement fédéral d’adopter un modèle s’apparentant au Fonds de la taxe sur l’essence afin de débloquer les sommes requises.
«On ne demande pas une taxe additionnelle, a expliqué le président de la FCM, Jean Perrault. Les Canadiens paient déjà la taxe sur l’essence. Ce qu’on demande, c’est d’utiliser les fonds qui sont disponibles.»