La parole à Lilia Goldfarb
Le Y des femmes de Montréal a annoncé hier le lancement de deux nouvelles formations sur la sexualisation des jeunes. Métro s’est entretenu avec Lilia Goldfarb, chef des services de leadership du Y des femmes, à ce sujet.
À qui s’adressent ces formations?
La première s’adresse aux personnes qui interviennent auprès des jeunes et des enfants. Elle a pour but d’habiliter ces adultes à mieux intervenir. La deuxième, nous l’appelons Atelier sur la mobilisation. C’est un atelier qui permet aux gens d’organiser un groupe, de savoir comment interpeller les forces vives de la communauté, de faire un plan d’action, etc. Ça s’adresse à tout le monde qui est intéressé par la problématique.
Le programme porte le titre «Jeunes et sexualisation : approches novatrices en matière d’intervention». Qu’entendez-vous par «Jeunes et sexualisation»?
Ce que l’on constate, c’est que les enfants commencent de plus en plus tôt à avoir des comportements sexuels, mais en n’étant éveillés à la sexualité, disons, naturellement; ce sont vraiment des choses qu’ils voient dans les médias. En même temps, ces jeunes n’ont pas la maturité affective nécessaire pour faire face aux conséquences de la sexualité. Donc, c’est une sexualité imposée.
Ces formations seront offertes un peu partout au Québec. Est-ce que vous savez déjà à quels endroits elles seront données?
Je reçois des appels présentement. Les milieux doivent organiser la formation, mais celle-ci est gratuite. À Montréal, il n’y a pas encore de dates de fixées.
Le Y des femmes avait initié le projet «Outiller les jeunes face à l’hypersexualisation» en collaboration avec l’UQAM il y a quelque temps. Le Y des femmes s’en dissocie maintenant. Pourquoi?
Nous n’étions pas contents du partenariat avec l’UQAM. Depuis 30 ans, les groupes communiquent avec le service aux collectivités de l’UQAM, nous travaillons avec des professeurs qui participent [au projet] et ces connaissances et les outils reviennent aux groupes. Dans notre cas, il y a une professeure qui était engagée dans le projet qui s’est approprié tout ce qui a été produit.