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Chiffres contradictoires sur les nids-de-poule

Si la Ville se tar­gue d’obtenir de bons résultats sur le front de la guerre aux nids-de-poule, le nombre de réclamations pour des véhicules endommagés ne diminue pas à Montréal.

«D’après les chiffres de nos ingénieurs, il y avait 14 % de routes en mauvais état à Montréal en 2002. Main­tenant, c’est de l’ordre de 7 % […] À 4 %, c’est considéré comme acceptable», se félicite sammy Forcillo, responsable des infrastructures à la Ville. D’après lui, «la situation s’améliore d’année en année».

Depuis l’an passé, 17,5 M$ ont été investis par la Ville dans la prévention et le colma­tage d’environ 30 000 nids-de-poule annuellement. C’est sans compter les 250 M$ in­vestis pour la rénovation des routes, des trottoirs et des ponts, et l’effort des arrondissements.

Toujours autant de plaintes

«Grâce à un nouveau mé­lange bitumineux qu’on utilise depuis l’hiver dernier, on peut désormais boucher certains nids-de-poule l’hiver et intervenir ainsi plus rapidement», in­dique Robert Marcil, chef de la division de la construction.

Pourtant, le nombre de plaintes n’a pas diminué. Ainsi, en 2008, Le Bureau des réclamations de Montréal a  traité 365 dossiers à la suite de dommages causés par les nids-de-poule sur des véhicules. Il y avait eu 146 cas simi­laires en 2007, 324 en 2006, 569 en 2005 et 400 en 2004.

La Ville a perdu sa cause dans 25 % des cas et a dû débourser près de 77 000 $ pour rembourser les automobilistes lésés.

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