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Le Y tatoué sur le cÅ“ur

Julie Émond Pelle­tier a le YMCA tatoué sur le cÅ“ur. Entre elle et l’organisme communautaire, c’est une histoire d’amour qui dure depuis sa plus tendre enfance.

«À 7-8 ans, j’ai commencé par les camps de jours. Maintenant, je m’occupe du programme de participation sociale», raconte la jeune étudiante en psychologie.

Le programme de participation sociale, c’est un projet presque unique en son genre à Montréal. Celui-ci jumelle des bénévoles avec des personnes ayant une déficience intellectuelle pour que ces dernières aient accès aux programmes d’activités sportives et communautaires qu’offre le Centre Y Hochelaga-Maisonneuve.

«Ce sont des gens souvent isolés, alors c’est important de les intégrer dans la communauté pour qu’ils développent un sentiment d’appartenance», raconte la jeune femme à la vingtaine bien occupée. De même que le font les 19 bénévoles qu’elle encadre, Julie reçoit chaque vendredi Hélène, 49 ans, qu’elle accompagne dans la piscine pour ses cours d’aquagym.

Entre les deux femmes s’est créée une certaine complicité qui permet à Hélène de s’habituer tranquillement à un environnement qu’elle ne connaissait pas il y a encore quelques mois et qu’elle n’aurait probablement jamais osé affronter seule.

De belles réussites

Jusqu’ici, la plus belle réussite du programme qu’elle coordonne, c’est probablement celle de Guillaume, 20 ans. «Il a une imagination bien à lui, et les matchs d’improvisation lui permettent de l’extérioriser pleinement, raconte la jeune femme. Et comme il est devenu quasiment le meilleur, il reçoit la reconnaissance des autres, c’est bon pour son estime personnelle.»

À la voir s’animer en évoquant le sujet, nul doute que Julie prend son rôle à cÅ“ur. «Je n’aime pas beaucoup la généralisation, mais c’est rare pour une personne de cet âge de se soucier à ce point des autres», confie Brigitte Crevier, la directrice de Julie.

Ouverture sur le monde

L’ouverture et la con­science sociale qui caractérisent Julie Émond Pelletier ont probablement quelque chose à voir avec ses nombreux voyages en dehors de la province, à la découverte de cultures différentes.

À 14 ans, avant de découvrir le Nicaragua grâce à un programme d’échange du YMCA, Julie connaissait déjà la Californie, l’Alberta et Terre-Neuve. «Ce qui m’a frappée au Nicaragua, c’est de voir la joie des gens malgré leur pauvreté. Ça vous remet les valeurs à la bonne place.»

L’année suivante, lors d’un stage dans une maison d’hébergement, elle se familiarise avec la problématique de l’immigration clandestine à la frontière mexico-américaine. Expé­rience qu’elle a ensuite transmise, de retour à Montréal, au moyen de plusieurs présentations qu’elle a données sur le sujet.

Bref, Julie a un emploi du temps bien chargé. Car en plus de travailler au Y-Hochelaga-Maisonneuve, elle carbure à plein régime pour terminer ses bac en psycho (5 cours par session) et travaille une demi-douzaine d’heures par semaine à la collecte de données dans les Centre jeunesse de la DPJ pour un programme de recherche.

Une fois ses études terminées – elle compte poursuivre jusqu’au doctorat -, Julie se voit bien cumuler une carrière de psychologue pour enfants et de professeure-chercheuse, rien de moins! «Je n’ai aucun doute qu’elle réussira à atteindre ses buts, elle a pas mal de cordes à son arc», conclut sa directrice.

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